La plus grande question qui plane sur l’euro en 2026 ne concerne pas seulement la politique—c’est la signification derrière celle-ci. La Fed a déjà effectué trois coupures en 2025, se situant entre 3,5 % et 3,75 %, et les grandes banques anticipent deux autres coupures l’année prochaine, pouvant faire descendre le taux à 3,00 %–3,25 %. La BCE, quant à elle, n’a guère bougé depuis juillet, maintenant son taux principal à 2,15 %. Cette divergence est le véritable enjeu pour les traders EUR/USD.
Le contexte politique : pourquoi l’assouplissement est important
Lorsque nous parlons d’assouplissement de la Fed en 2026, il ne s’agit pas de coupures de panique—mais de normalisation de la politique dans une économie en « équilibre délicat ». Le mandat de Jerome Powell se termine en mai, et son successeur est probablement susceptible de maintenir ou d’accélérer le ton dovish. Goldman Sachs et Morgan Stanley prévoient tous deux des coupures en mars et juin respectivement. Nomura va encore plus loin, anticipant des coupures en juin et septembre.
La signification de la BCE est l’inverse : la patience. Avec l’inflation qui remonte au-dessus de la cible à 2,2 % ( contre 2,1 % en octobre), et une inflation des services qui reste tenace à 3,5 %, la banque centrale n’a que peu de raisons de se précipiter. La présidente Christine Lagarde a qualifié la politique de « en bonne voie »—l’abréviation de Wall Street pour « nous avons fini de bouger ». La plupart des économistes sondés par Reuters s’attendent à ce que les taux restent stables jusqu’en 2026 et 2027.
Cela crée un écart de taux qui se creuse : si la Fed assouplit encore de 50 à 75 points de base alors que la BCE reste figée, que devient l’euro ?
Croissance de la zone euro : lente, mais pas cassée
C’est là que ça devient compliqué. La zone euro n’a augmenté que de 0,2 % au T3, mais l’Espagne et la France ont enregistré respectivement 0,6 % et 0,5 %, tandis que l’Allemagne et l’Italie sont restées stables. La prévision d’automne de la Commission européenne prévoit une croissance de 1,3 % en 2025, qui diminue à 1,2 % en 2026, puis rebondit à 1,4 % en 2027.
Ce n’est pas une catastrophe ; c’est juste une croissance lente. Le secteur automobile allemand a chuté de 5 % en raison de la transition vers l’électrique. L’innovation accuse un retard par rapport aux États-Unis et à la Chine. Et maintenant, les frictions commerciales refont surface—l’approche tarifaire réciproque de l’administration Trump a évoqué des taxes potentielles de 10 à 20 % sur les biens européens, avec les exportations de l’UE vers les États-Unis déjà en baisse de 3 %.
La ligne de base : les économies européennes peuvent s’en sortir, mais il n’y a pas de place pour l’erreur de politique.
L’écran partagé EUR/USD
Deux scénarios dominent les prévisions des banques :
Scénario 1 : La Fed assouplit, l’Europe maintient—l’euro se renforce
Si la croissance de la zone euro reste au-dessus de 1,3 % et que l’inflation coopère, la BCE reste immobile pendant que la Fed coupe de plus de 50 points de base. Le scénario de base de UBS Global Wealth Management : l’EUR/USD monte à 1,20 d’ici mi-2026. L’écart de rendement se réduit, mais les différentiels de croissance favorisent la détention d’euros.
Scénario 2 : La croissance déçoit, le choc commercial frappe—l’euro s’affaiblit
Si 2026 apporte une croissance plus lente, que les vents de tarif soufflent plus fort, et que la BCE se sent obligée d’assouplir, l’EUR/USD retombe vers le support à 1,13. La prévision baissière de Citi la pousse encore plus bas—à 1,10 au T3 2026, soit une baisse d’environ 6 % par rapport aux niveaux actuels de 1,1650. Leur thèse : la croissance américaine accélère tandis que la Fed coupe moins que ce que le marché anticipe.
Ce que cela signifie pour les traders
La signification de l’assouplissement a double sens. Oui, l’orientation dovish de la Fed devrait généralement affaiblir le dollar. Mais si les inquiétudes de croissance font monter l’Europe plus vite que l’Amérique, cette narration s’inverse. L’euro n’est plus une histoire de « acheter la baisse »—c’est une stratégie « montrez-moi les données ».
Surveillez trois choses début 2026 : les révisions du PIB du T4 de la zone euro, si l’inflation des services reste au-dessus de 3 %, et le calendrier du premier coup de la Fed sous la nouvelle administration. L’un de ces éléments pourrait faire passer l’EUR/USD de 1,20 vers 1,13 rapidement.
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Que réserve 2026 pour l'EUR/USD ? Relâchement de la Fed vs. stratégie d'attentisme de la BCE
La plus grande question qui plane sur l’euro en 2026 ne concerne pas seulement la politique—c’est la signification derrière celle-ci. La Fed a déjà effectué trois coupures en 2025, se situant entre 3,5 % et 3,75 %, et les grandes banques anticipent deux autres coupures l’année prochaine, pouvant faire descendre le taux à 3,00 %–3,25 %. La BCE, quant à elle, n’a guère bougé depuis juillet, maintenant son taux principal à 2,15 %. Cette divergence est le véritable enjeu pour les traders EUR/USD.
Le contexte politique : pourquoi l’assouplissement est important
Lorsque nous parlons d’assouplissement de la Fed en 2026, il ne s’agit pas de coupures de panique—mais de normalisation de la politique dans une économie en « équilibre délicat ». Le mandat de Jerome Powell se termine en mai, et son successeur est probablement susceptible de maintenir ou d’accélérer le ton dovish. Goldman Sachs et Morgan Stanley prévoient tous deux des coupures en mars et juin respectivement. Nomura va encore plus loin, anticipant des coupures en juin et septembre.
La signification de la BCE est l’inverse : la patience. Avec l’inflation qui remonte au-dessus de la cible à 2,2 % ( contre 2,1 % en octobre), et une inflation des services qui reste tenace à 3,5 %, la banque centrale n’a que peu de raisons de se précipiter. La présidente Christine Lagarde a qualifié la politique de « en bonne voie »—l’abréviation de Wall Street pour « nous avons fini de bouger ». La plupart des économistes sondés par Reuters s’attendent à ce que les taux restent stables jusqu’en 2026 et 2027.
Cela crée un écart de taux qui se creuse : si la Fed assouplit encore de 50 à 75 points de base alors que la BCE reste figée, que devient l’euro ?
Croissance de la zone euro : lente, mais pas cassée
C’est là que ça devient compliqué. La zone euro n’a augmenté que de 0,2 % au T3, mais l’Espagne et la France ont enregistré respectivement 0,6 % et 0,5 %, tandis que l’Allemagne et l’Italie sont restées stables. La prévision d’automne de la Commission européenne prévoit une croissance de 1,3 % en 2025, qui diminue à 1,2 % en 2026, puis rebondit à 1,4 % en 2027.
Ce n’est pas une catastrophe ; c’est juste une croissance lente. Le secteur automobile allemand a chuté de 5 % en raison de la transition vers l’électrique. L’innovation accuse un retard par rapport aux États-Unis et à la Chine. Et maintenant, les frictions commerciales refont surface—l’approche tarifaire réciproque de l’administration Trump a évoqué des taxes potentielles de 10 à 20 % sur les biens européens, avec les exportations de l’UE vers les États-Unis déjà en baisse de 3 %.
La ligne de base : les économies européennes peuvent s’en sortir, mais il n’y a pas de place pour l’erreur de politique.
L’écran partagé EUR/USD
Deux scénarios dominent les prévisions des banques :
Scénario 1 : La Fed assouplit, l’Europe maintient—l’euro se renforce
Si la croissance de la zone euro reste au-dessus de 1,3 % et que l’inflation coopère, la BCE reste immobile pendant que la Fed coupe de plus de 50 points de base. Le scénario de base de UBS Global Wealth Management : l’EUR/USD monte à 1,20 d’ici mi-2026. L’écart de rendement se réduit, mais les différentiels de croissance favorisent la détention d’euros.
Scénario 2 : La croissance déçoit, le choc commercial frappe—l’euro s’affaiblit
Si 2026 apporte une croissance plus lente, que les vents de tarif soufflent plus fort, et que la BCE se sent obligée d’assouplir, l’EUR/USD retombe vers le support à 1,13. La prévision baissière de Citi la pousse encore plus bas—à 1,10 au T3 2026, soit une baisse d’environ 6 % par rapport aux niveaux actuels de 1,1650. Leur thèse : la croissance américaine accélère tandis que la Fed coupe moins que ce que le marché anticipe.
Ce que cela signifie pour les traders
La signification de l’assouplissement a double sens. Oui, l’orientation dovish de la Fed devrait généralement affaiblir le dollar. Mais si les inquiétudes de croissance font monter l’Europe plus vite que l’Amérique, cette narration s’inverse. L’euro n’est plus une histoire de « acheter la baisse »—c’est une stratégie « montrez-moi les données ».
Surveillez trois choses début 2026 : les révisions du PIB du T4 de la zone euro, si l’inflation des services reste au-dessus de 3 %, et le calendrier du premier coup de la Fed sous la nouvelle administration. L’un de ces éléments pourrait faire passer l’EUR/USD de 1,20 vers 1,13 rapidement.