Pourquoi votre salaire ne suffit pas : la bulle d'actifs de $600 billions qui redéfinit la richesse

La richesse mondiale a atteint un jalon impressionnant de $600 trillions en entrant dans l’année 2025, mais voici la partie inconfortable—la majorité de cette richesse n’existe que sur le papier. Les recherches du McKinsey Global Institute révèlent qu’au lieu de créer une véritable valeur économique, des trillions de richesse ont été gonflés par la hausse des prix des actifs qui profitent principalement à ceux qui disposent déjà de montagnes de liquidités et de biens immobiliers.

Le vrai choc : chaque $1 investissement dans l’économie réelle a généré $2 de la dette. Pendant ce temps, l’écart entre ceux qui détiennent des actifs (actions, immobilier, cryptomonnaies) et les salariés ne cesse d’exploser.

Quand les gains sur papier ne sont pas vraiment des gains

Depuis 2000, la richesse mondiale a gonflé de $400 trillions. Cela semble incroyable—jusqu’à ce que l’on découvre d’où vient réellement cet argent.

Plus d’un tiers de cette explosion représente une richesse fantôme : l’appréciation des prix des actifs totalement déconnectée de la productivité économique sous-jacente. 40 % supplémentaires étaient simplement l’inflation cumulative qui rongeait le pouvoir d’achat réel. Il ne reste donc que 30 % en tant que véritable nouvel investissement alimentant une activité économique réelle.

En résumé ? Le système se nourrit de lui-même. La politique monétaire accommodante des banques centrales—en particulier les mesures agressives de la Réserve fédérale pendant et après le COVID-19—a inondé les marchés d’argent bon marché. Cet argent n’a pas été investi dans des usines ou l’innovation ; il a fait monter les prix des actifs existants. Les actions ont flambé. L’immobilier a explosé. Les obligations, les matières premières et la cryptomonnaie ont tous gonflé ensemble dans ce que les analystes financiers appellent une « bulle tout » (everything bubble).

La fracture de la richesse devient absurde

Ce phénomène de bulle d’actifs révèle une réalité brutale : la concentration de la richesse au sommet s’accélère précisément parce que la possession d’actifs fait fructifier la richesse pour ceux qui en ont déjà.

Aux États-Unis, le top 1 % détient 35 % de toute la richesse, avec une moyenne de 16,5 millions de dollars par personne. En Allemagne, ce même 1 % contrôle 28 % de la richesse, avec une moyenne de 9,1 millions de dollars. Ces personnes ne construisent pas leur fortune uniquement par leurs salaires—elles voient leur portefeuille se multiplier grâce à l’augmentation des prix.

Comparez cela au ménage américain médian. Sans avoir des actifs importants, le revenu salarial seul ne peut rivaliser. Quand les actions et l’immobilier prennent 10-15 % par an alors que votre salaire ne croît que de 2-3 %, vous êtes mathématiquement condamné à prendre du retard. Les plus riches deviennent encore plus riches simplement en possédant des actifs ; les autres restent coincés sur un tapis roulant.

La déconnexion qui brise le système

Voici le problème central : la valeur des actifs s’est détachée de la réalité économique. Les prix des actions, les évaluations immobilières et les prix des obligations reflètent la disponibilité d’un capital bon marché plutôt que de véritables améliorations de productivité ou de croissance des revenus.

McKinsey avertit que, sauf si la productivité accélère de manière spectaculaire—peut-être grâce à des avancées alimentées par l’IA—le système doit faire face à un choix : tolérer une inflation prolongée qui érode le pouvoir d’achat de tous, ou subir une correction douloureuse du marché qui vaporise des trillions de richesse sur papier.

Pour l’épargnant américain moyen, l’écart entre ces deux scénarios les plus probables pourrait représenter jusqu’à 160 000 dollars d’ici 2033.

Une économie à deux vitesses émerge

Cette dynamique a créé ce que les économistes appellent une « reprise en forme de K »—les riches continuent de grimper tandis que tout le monde d’autre reste à flot ou recule.

Les propriétaires d’actifs voient leur patrimoine net se multiplier grâce à l’appréciation des prix, indépendamment de la performance économique. Ils empruntent contre des actifs en hausse pour acheter encore plus d’actifs. Pendant ce temps, ceux qui dépendent des salaires font face à une stagnation des revenus et voient les barrières à l’achat immobilier et à l’investissement grimper.

Cela explique pourquoi l’inégalité de richesse s’accroît même lors de périodes d’emploi et de croissance économique soutenues. Le système transfère désormais activement la richesse aux détenteurs d’actifs au détriment des salariés.

La question cruciale à venir

Les $600 trillions de richesse mondiale reposent sur une base instable : l’inflation des prix des actifs plutôt que sur une véritable productivité économique. La question n’est pas de savoir si cette bulle éclatera—mais quand, et ce qu’il adviendra des gens ordinaires lorsqu’elle éclatera.

Sans une poussée significative de productivité alimentée par des technologies transformatrices, le monde doit faire face soit à une inflation chronique, soit à une correction déstabilisante. L’un ou l’autre punira ceux qui ne possèdent pas d’actifs importants, tandis que les riches disposent déjà de multiples protections et stratégies de sortie.

Comprendre cette bulle d’actifs n’est pas seulement académique—c’est essentiel pour quiconque cherche à bâtir de la richesse en 2025 et au-delà.

Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
  • Récompense
  • Commentaire
  • Reposter
  • Partager
Commentaire
0/400
Aucun commentaire
  • Épingler

Trader les cryptos partout et à tout moment
qrCode
Scan pour télécharger Gate app
Communauté
Français (Afrique)
  • 简体中文
  • English
  • Tiếng Việt
  • 繁體中文
  • Español
  • Русский
  • Français (Afrique)
  • Português (Portugal)
  • Bahasa Indonesia
  • 日本語
  • بالعربية
  • Українська
  • Português (Brasil)