Comment interpréter la situation actuelle du marché des changes ?
En novembre 2025, le marché financier mondial évolue dans un contexte marqué par des signaux contradictoires : d’un côté, l’incertitude quant à la trajectoire de la décision de la Fed sur les taux d’intérêt, de l’autre, un ralentissement de l’inflation. En dépit du retard dans la publication des statistiques économiques majeures dû à la fermeture du gouvernement fédéral américain, les politiques monétaires de chaque pays s’orientent vers un assouplissement progressif. Ce qui retient particulièrement l’attention, c’est que la gestion de portefeuille ne repose plus uniquement sur le gain de change, mais aussi sur l’écart de taux d’intérêt et la diversification des actifs.
L’indice dollar(DXY) se maintient autour de 100, tandis que la volatilité des taux de change tend à diminuer après les élections. L’euro a progressé jusqu’à environ 1,156 dollar, et le dollar australien a rebondi autour de 0,65 dollar, soutenu par la reprise de la demande d’importation de matières premières. Cela indique la formation d’une structure de rendement par devise, qui suit le cycle macroéconomique mondial, dépassant la simple opération de change à court terme.
Trois approches pour investir en devises : laquelle vous convient le mieux ?
Gestion prudente : dépôts en devises et comptes multi-devises
La méthode la plus simple et stable consiste à détenir directement des devises via une banque. En conservant des dépôts en dollar, euro, yen, etc., on privilégie les revenus d’intérêt plutôt que le gain de change. En novembre, les taux d’intérêt des dépôts en dollar américain tournent autour de 2,7 à 3,3 % par an, ceux en euro environ 0,4 %, et ceux en yen sont proches de 0 %.
L’avantage des comptes multi-devises est de pouvoir détenir plusieurs monnaies simultanément, ce qui sert de tampon contre une chute brutale d’une devise spécifique. En répartissant une partie de ses fonds en dollar, euro et dollar australien selon un certain ratio, on peut réduire les pertes liées à la dépréciation du won ou à la fluctuation d’une devise particulière. En tenant compte d’un avantage de change pouvant atteindre 90 %, cette stratégie constitue une option concrète pour les investisseurs débutants ou les particuliers ayant de nombreuses dépenses à l’étranger.
Gestion intermédiaire : ETF de devises globales et ETN obligataires
Les ETF ou ETN permettent d’exposer un portefeuille à un panier de devises majeures sans investir directement dans chaque monnaie. L’ETF dollar(DXY), l’ETF obligataire euro, ou encore les ETF de devises émergentes, reflètent à la fois l’évolution des taux d’intérêt et des prix des obligations, en plus du taux de change.
En 2025, le marché mondial des ETF a atteint environ 17 000 milliards de dollars, son niveau record, avec une affluence accrue vers les ETF dollar et euro. Le rendement du dollar index ETF a augmenté d’environ 3 %, celui de l’euro index ETF de 8 %, par rapport au début d’année, illustrant que le marché des devises s’inscrit désormais dans une optique macroéconomique, dépassant la simple spéculation à court terme.
L’un des principaux atouts des ETF est leur liquidité et leur faible barrière à l’entrée. Cependant, les frais de gestion et de couverture de change influencent le rendement net, il est donc essentiel d’en tenir compte lors d’une stratégie de détention à long terme.
Gestion active : trading sur FX à effet de levier et CFD
Il s’agit d’investir sur les variations de taux de change avec un faible capital initial en utilisant un effet de levier élevé. Par exemple, si le taux USD/JPY passe de 153 à 155 yen, un positionnement de 100 000 dollars pourrait générer environ 1,3 % de profit, mais inversement, la perte serait équivalente si le mouvement s’inverse.
Le volume mondial de trading CFD ne cesse d’augmenter chaque année, notamment avec une croissance de la part des investisseurs particuliers en Europe et en Australie. En revanche, en Amérique, le trading FX par des particuliers est limité, et seul le trading via des courtiers agréés par l’ASIC(Australie), la FCA(Royaume-Uni), ou la MAS(Singapour) est autorisé. Il est donc crucial de vérifier les limites d’effet de levier, les règles de marge, et l’agrément du courtier avant de se lancer dans le CFD.
Comparatif pratique des trois méthodes de gestion de devises
Mode d’investissement
Structure de rendement
Principaux avantages
Inconvénients majeurs
Niveau de risque
Dépôts en devises
Taux d’intérêt + gain de change
Simple, stable, facile d’accès
Rendement limité
Faible
ETF/ETN
Taux de change + dividendes + intérêts
Diversification, haute liquidité
Frais et coûts de couverture
Moyen
Trading FX à effet de levier
Variations de taux de change
Opérations bidirectionnelles, 24h/24
Risque élevé lié à l’effet de levier
Élevé
Quelles devises surveiller en novembre 2025 ?
Devises refuges : dollar, yen, franc suisse
Le dollar américain, en tant que monnaie de référence, continue de prouver sa résilience face à l’incertitude économique mondiale et aux risques géopolitiques. L’indice dollar reste stable autour de 100, avec une volatilité réduite depuis l’arrivée de l’administration Trump.
Le yen japonais pourrait bénéficier d’un éventuel resserrement de la politique de la Banque du Japon(BOJ), laissant une marge de hausse progressive. Le taux de change USD/JPY oscille autour de 150 yen, et cette devise est considérée comme plus stable par rapport au won sud-coréen ou au dollar australien.
Devises liées aux ressources : dollar australien, dollar canadien, dollar néo-zélandais
Ces monnaies sont fortement corrélées aux prix des matières premières telles que le pétrole, le gaz naturel, le cuivre ou le minerai de fer. Au début novembre, le Brent se négociait à 64 dollars le baril, et le cuivre a augmenté de 4 % par rapport au mois précédent, traduisant une reprise de la demande de matières premières.
En conséquence, le dollar australien a rebondi jusqu’à 0,65 dollar, et le dollar canadien a atteint environ 1,40 CAD/USD. La relance économique chinoise et l’expansion des importations de matières premières soutiennent cette tendance. La diversification en dollar australien peut être particulièrement utile en scénario de hausse des prix des matières premières, comme couverture de portefeuille.
Devises à haut rendement : monnaies des marchés émergents
Le real brésilien(BRL), le peso mexicain(MXN), ou la roupie indienne(INR), attirent de plus en plus d’investisseurs grâce à leurs taux d’intérêt élevés et leur croissance. La stratégie de carry trade sur ces devises devient centrale. La baisse de l’inflation dans ces pays et leur capacité à réduire leurs taux d’intérêt plus rapidement que les pays développés renforcent leur attractivité.
Le peso mexicain a augmenté d’environ 5 % depuis le début d’année, et la roupie indienne maintient une stabilité relative avec un flux continu de capitaux étrangers. Les monnaies d’Asie du Sud-Est comme la ringgit malaisienne ou la roupie indonésienne connaissent aussi une affluence étrangère, avec une hausse des obligations et des devises locales.
Facteurs clés influençant le taux de change
( 1. Différences de politique monétaire entre banques centrales
La Fed a réduit ses taux à 4,00 % fin octobre, mais le président Powell a indiqué que « toute nouvelle baisse sera menée avec prudence, tant que l’inflation n’aura pas atteint l’objectif ». La Banque centrale australienne)RBA###, quant à elle, a souligné que la baisse des prix des services est plus lente que prévu, et qu’aucune baisse de taux n’est envisagée cette année. La Banque centrale européenne(ECB) a également décidé de maintenir ses taux, estimant que l’inflation reste limitée.
Ces divergences de politique monétaire expliquent en grande partie la tendance actuelle du dollar fort, de l’euro stable et du dollar australien faible.
( 2. Situation fiscale et crédibilité monétaire
Le déficit américain reste autour de 6 % du PIB, avec une crainte de shutdown fédéral qui alimente l’incertitude. En revanche, les principaux pays européens renforcent leur discipline budgétaire et réduisent progressivement leur dette. Ces écarts de situation fiscale alimentent la préférence pour les actifs en dollars, tout en favorisant à moyen terme une diversification vers l’euro.
) 3. Flux commerciaux et variables géopolitiques
L’instabilité au Moyen-Orient et l’incertitude dans la relation commerciale sino-américaine persistent, mais la reprise des exportations chinoises et la réorganisation des chaînes d’approvisionnement en Inde et au Vietnam soutiennent la vigueur des devises asiatiques. La baisse de la hausse des prix des matières premières limite la reprise à court terme du dollar australien et du dollar canadien.
Stratégies concrètes pour les débutants en investissement en devises
Définir clairement ses objectifs d’investissement
Il est essentiel de fixer des objectifs précis et durables, comme « maintenir une part de 20 % en devises sur 3 ans », plutôt que de viser un rendement de 20 % d’ici la fin de l’année. La priorité doit être donnée à la diversification à long terme plutôt qu’aux gains à court terme.
Choisir des produits adaptés à son profil
Pour une liquidité à court terme, privilégier les dépôts en devises ; pour une diversification à moyen terme, opter pour des ETF ; pour exploiter la volatilité à court terme, utiliser des CFD. Il faut bien connaître les caractéristiques de chaque produit pour faire un choix éclairé.
Vérifier scrupuleusement les coûts cachés
Les frais de gestion, spreads, commissions de change, taux de rollover impactent directement la rentabilité à long terme. Lors d’un investissement à long terme, il est crucial d’évaluer ces coûts, qui peuvent s’accumuler et réduire considérablement le rendement réel.
Commencer par de petits montants
Il est conseillé de débuter avec moins de 1 000 dollars, puis d’augmenter progressivement en maîtrisant bien le marché. Fixer à l’avance un seuil de perte acceptable et respecter une discipline de trading basée sur un plan, plutôt que sur l’émotion, est indispensable.
Tenir un registre précis des transactions et gérer la fiscalité
Il faut documenter avec précision chaque opération, en notant le taux de change utilisé, et connaître à l’avance la fiscalité applicable aux gains de change.
Points essentiels à vérifier avant d’investir en devises
Interdiction de trader des produits non compris : Les CFD et futures étrangers sont complexes et à effet de levier élevé, il faut donc se former avant d’y accéder.
Utiliser uniquement des courtiers agréés : Se limiter aux courtiers certifiés par l’ASIC, la FCA ou la MAS pour garantir la sécurité des fonds.
Diversifier ses devises : Répartir ses investissements sur 3 à 4 devises (dollar, euro, yen, dollar australien) pour limiter les risques liés à une fluctuation brutale d’une seule.
Fixer des seuils de stop-loss et take-profit : Définir à l’avance ses objectifs de gains et de pertes pour éviter les décisions impulsives.
Respecter la réglementation : L’utilisation de plateformes non agréées peut constituer une infraction à la lutte contre le blanchiment d’argent.
Surveiller les coûts opérationnels : Spreads, commissions, intérêts impactent directement la rentabilité.
Gérer ses fonds en toute sécurité : Utiliser des plateformes officielles, et gérer ses fonds sur un compte à son nom pour éviter tout risque.
Conclusion : orientation de l’investissement en devises en 2025
Le marché des changes actuel n’est pas un lieu de spéculation à court terme visant uniquement le gain de change. Il s’agit d’un espace d’investissement stratégique, où la dynamique des cycles de taux d’intérêt, l’évolution de l’inflation, et la différenciation des politiques monétaires nationales jouent un rôle clé.
La baisse des taux aux États-Unis, la résilience du dollar, le retard dans l’assouplissement en Europe et en Australie, ainsi que la reprise de la croissance dans les marchés émergents, accentuent la différenciation entre devises. La clé n’est pas tant la prévision précise, mais la diversification avisée.
Il faut bâtir son portefeuille en faisant du dollar la base, tout en répartissant équitablement entre euro, yen, et devises liées aux ressources comme le dollar australien, en adoptant une vision à long terme sur l’évolution des taux et des taux de change. La diversification en dollar australien, notamment, peut servir de couverture contre la hausse des prix des matières premières et comme outil de gestion des risques.
Plus que tout, une gestion rigoureuse des risques, une tenue précise des registres de transactions, et le respect des réglementations constituent les principes fondamentaux pour un investissement en devises stable et durable.
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Stratégie de répartition des actifs en devises étrangères face aux changements du marché monétaire mondial en 2025
Comment interpréter la situation actuelle du marché des changes ?
En novembre 2025, le marché financier mondial évolue dans un contexte marqué par des signaux contradictoires : d’un côté, l’incertitude quant à la trajectoire de la décision de la Fed sur les taux d’intérêt, de l’autre, un ralentissement de l’inflation. En dépit du retard dans la publication des statistiques économiques majeures dû à la fermeture du gouvernement fédéral américain, les politiques monétaires de chaque pays s’orientent vers un assouplissement progressif. Ce qui retient particulièrement l’attention, c’est que la gestion de portefeuille ne repose plus uniquement sur le gain de change, mais aussi sur l’écart de taux d’intérêt et la diversification des actifs.
L’indice dollar(DXY) se maintient autour de 100, tandis que la volatilité des taux de change tend à diminuer après les élections. L’euro a progressé jusqu’à environ 1,156 dollar, et le dollar australien a rebondi autour de 0,65 dollar, soutenu par la reprise de la demande d’importation de matières premières. Cela indique la formation d’une structure de rendement par devise, qui suit le cycle macroéconomique mondial, dépassant la simple opération de change à court terme.
Trois approches pour investir en devises : laquelle vous convient le mieux ?
Gestion prudente : dépôts en devises et comptes multi-devises
La méthode la plus simple et stable consiste à détenir directement des devises via une banque. En conservant des dépôts en dollar, euro, yen, etc., on privilégie les revenus d’intérêt plutôt que le gain de change. En novembre, les taux d’intérêt des dépôts en dollar américain tournent autour de 2,7 à 3,3 % par an, ceux en euro environ 0,4 %, et ceux en yen sont proches de 0 %.
L’avantage des comptes multi-devises est de pouvoir détenir plusieurs monnaies simultanément, ce qui sert de tampon contre une chute brutale d’une devise spécifique. En répartissant une partie de ses fonds en dollar, euro et dollar australien selon un certain ratio, on peut réduire les pertes liées à la dépréciation du won ou à la fluctuation d’une devise particulière. En tenant compte d’un avantage de change pouvant atteindre 90 %, cette stratégie constitue une option concrète pour les investisseurs débutants ou les particuliers ayant de nombreuses dépenses à l’étranger.
Gestion intermédiaire : ETF de devises globales et ETN obligataires
Les ETF ou ETN permettent d’exposer un portefeuille à un panier de devises majeures sans investir directement dans chaque monnaie. L’ETF dollar(DXY), l’ETF obligataire euro, ou encore les ETF de devises émergentes, reflètent à la fois l’évolution des taux d’intérêt et des prix des obligations, en plus du taux de change.
En 2025, le marché mondial des ETF a atteint environ 17 000 milliards de dollars, son niveau record, avec une affluence accrue vers les ETF dollar et euro. Le rendement du dollar index ETF a augmenté d’environ 3 %, celui de l’euro index ETF de 8 %, par rapport au début d’année, illustrant que le marché des devises s’inscrit désormais dans une optique macroéconomique, dépassant la simple spéculation à court terme.
L’un des principaux atouts des ETF est leur liquidité et leur faible barrière à l’entrée. Cependant, les frais de gestion et de couverture de change influencent le rendement net, il est donc essentiel d’en tenir compte lors d’une stratégie de détention à long terme.
Gestion active : trading sur FX à effet de levier et CFD
Il s’agit d’investir sur les variations de taux de change avec un faible capital initial en utilisant un effet de levier élevé. Par exemple, si le taux USD/JPY passe de 153 à 155 yen, un positionnement de 100 000 dollars pourrait générer environ 1,3 % de profit, mais inversement, la perte serait équivalente si le mouvement s’inverse.
Le volume mondial de trading CFD ne cesse d’augmenter chaque année, notamment avec une croissance de la part des investisseurs particuliers en Europe et en Australie. En revanche, en Amérique, le trading FX par des particuliers est limité, et seul le trading via des courtiers agréés par l’ASIC(Australie), la FCA(Royaume-Uni), ou la MAS(Singapour) est autorisé. Il est donc crucial de vérifier les limites d’effet de levier, les règles de marge, et l’agrément du courtier avant de se lancer dans le CFD.
Comparatif pratique des trois méthodes de gestion de devises
Quelles devises surveiller en novembre 2025 ?
Devises refuges : dollar, yen, franc suisse
Le dollar américain, en tant que monnaie de référence, continue de prouver sa résilience face à l’incertitude économique mondiale et aux risques géopolitiques. L’indice dollar reste stable autour de 100, avec une volatilité réduite depuis l’arrivée de l’administration Trump.
Le yen japonais pourrait bénéficier d’un éventuel resserrement de la politique de la Banque du Japon(BOJ), laissant une marge de hausse progressive. Le taux de change USD/JPY oscille autour de 150 yen, et cette devise est considérée comme plus stable par rapport au won sud-coréen ou au dollar australien.
Devises liées aux ressources : dollar australien, dollar canadien, dollar néo-zélandais
Ces monnaies sont fortement corrélées aux prix des matières premières telles que le pétrole, le gaz naturel, le cuivre ou le minerai de fer. Au début novembre, le Brent se négociait à 64 dollars le baril, et le cuivre a augmenté de 4 % par rapport au mois précédent, traduisant une reprise de la demande de matières premières.
En conséquence, le dollar australien a rebondi jusqu’à 0,65 dollar, et le dollar canadien a atteint environ 1,40 CAD/USD. La relance économique chinoise et l’expansion des importations de matières premières soutiennent cette tendance. La diversification en dollar australien peut être particulièrement utile en scénario de hausse des prix des matières premières, comme couverture de portefeuille.
Devises à haut rendement : monnaies des marchés émergents
Le real brésilien(BRL), le peso mexicain(MXN), ou la roupie indienne(INR), attirent de plus en plus d’investisseurs grâce à leurs taux d’intérêt élevés et leur croissance. La stratégie de carry trade sur ces devises devient centrale. La baisse de l’inflation dans ces pays et leur capacité à réduire leurs taux d’intérêt plus rapidement que les pays développés renforcent leur attractivité.
Le peso mexicain a augmenté d’environ 5 % depuis le début d’année, et la roupie indienne maintient une stabilité relative avec un flux continu de capitaux étrangers. Les monnaies d’Asie du Sud-Est comme la ringgit malaisienne ou la roupie indonésienne connaissent aussi une affluence étrangère, avec une hausse des obligations et des devises locales.
Facteurs clés influençant le taux de change
( 1. Différences de politique monétaire entre banques centrales
La Fed a réduit ses taux à 4,00 % fin octobre, mais le président Powell a indiqué que « toute nouvelle baisse sera menée avec prudence, tant que l’inflation n’aura pas atteint l’objectif ». La Banque centrale australienne)RBA###, quant à elle, a souligné que la baisse des prix des services est plus lente que prévu, et qu’aucune baisse de taux n’est envisagée cette année. La Banque centrale européenne(ECB) a également décidé de maintenir ses taux, estimant que l’inflation reste limitée.
Ces divergences de politique monétaire expliquent en grande partie la tendance actuelle du dollar fort, de l’euro stable et du dollar australien faible.
( 2. Situation fiscale et crédibilité monétaire
Le déficit américain reste autour de 6 % du PIB, avec une crainte de shutdown fédéral qui alimente l’incertitude. En revanche, les principaux pays européens renforcent leur discipline budgétaire et réduisent progressivement leur dette. Ces écarts de situation fiscale alimentent la préférence pour les actifs en dollars, tout en favorisant à moyen terme une diversification vers l’euro.
) 3. Flux commerciaux et variables géopolitiques
L’instabilité au Moyen-Orient et l’incertitude dans la relation commerciale sino-américaine persistent, mais la reprise des exportations chinoises et la réorganisation des chaînes d’approvisionnement en Inde et au Vietnam soutiennent la vigueur des devises asiatiques. La baisse de la hausse des prix des matières premières limite la reprise à court terme du dollar australien et du dollar canadien.
Stratégies concrètes pour les débutants en investissement en devises
Définir clairement ses objectifs d’investissement
Il est essentiel de fixer des objectifs précis et durables, comme « maintenir une part de 20 % en devises sur 3 ans », plutôt que de viser un rendement de 20 % d’ici la fin de l’année. La priorité doit être donnée à la diversification à long terme plutôt qu’aux gains à court terme.
Choisir des produits adaptés à son profil
Pour une liquidité à court terme, privilégier les dépôts en devises ; pour une diversification à moyen terme, opter pour des ETF ; pour exploiter la volatilité à court terme, utiliser des CFD. Il faut bien connaître les caractéristiques de chaque produit pour faire un choix éclairé.
Vérifier scrupuleusement les coûts cachés
Les frais de gestion, spreads, commissions de change, taux de rollover impactent directement la rentabilité à long terme. Lors d’un investissement à long terme, il est crucial d’évaluer ces coûts, qui peuvent s’accumuler et réduire considérablement le rendement réel.
Commencer par de petits montants
Il est conseillé de débuter avec moins de 1 000 dollars, puis d’augmenter progressivement en maîtrisant bien le marché. Fixer à l’avance un seuil de perte acceptable et respecter une discipline de trading basée sur un plan, plutôt que sur l’émotion, est indispensable.
Tenir un registre précis des transactions et gérer la fiscalité
Il faut documenter avec précision chaque opération, en notant le taux de change utilisé, et connaître à l’avance la fiscalité applicable aux gains de change.
Points essentiels à vérifier avant d’investir en devises
Interdiction de trader des produits non compris : Les CFD et futures étrangers sont complexes et à effet de levier élevé, il faut donc se former avant d’y accéder.
Utiliser uniquement des courtiers agréés : Se limiter aux courtiers certifiés par l’ASIC, la FCA ou la MAS pour garantir la sécurité des fonds.
Diversifier ses devises : Répartir ses investissements sur 3 à 4 devises (dollar, euro, yen, dollar australien) pour limiter les risques liés à une fluctuation brutale d’une seule.
Fixer des seuils de stop-loss et take-profit : Définir à l’avance ses objectifs de gains et de pertes pour éviter les décisions impulsives.
Respecter la réglementation : L’utilisation de plateformes non agréées peut constituer une infraction à la lutte contre le blanchiment d’argent.
Surveiller les coûts opérationnels : Spreads, commissions, intérêts impactent directement la rentabilité.
Gérer ses fonds en toute sécurité : Utiliser des plateformes officielles, et gérer ses fonds sur un compte à son nom pour éviter tout risque.
Conclusion : orientation de l’investissement en devises en 2025
Le marché des changes actuel n’est pas un lieu de spéculation à court terme visant uniquement le gain de change. Il s’agit d’un espace d’investissement stratégique, où la dynamique des cycles de taux d’intérêt, l’évolution de l’inflation, et la différenciation des politiques monétaires nationales jouent un rôle clé.
La baisse des taux aux États-Unis, la résilience du dollar, le retard dans l’assouplissement en Europe et en Australie, ainsi que la reprise de la croissance dans les marchés émergents, accentuent la différenciation entre devises. La clé n’est pas tant la prévision précise, mais la diversification avisée.
Il faut bâtir son portefeuille en faisant du dollar la base, tout en répartissant équitablement entre euro, yen, et devises liées aux ressources comme le dollar australien, en adoptant une vision à long terme sur l’évolution des taux et des taux de change. La diversification en dollar australien, notamment, peut servir de couverture contre la hausse des prix des matières premières et comme outil de gestion des risques.
Plus que tout, une gestion rigoureuse des risques, une tenue précise des registres de transactions, et le respect des réglementations constituent les principes fondamentaux pour un investissement en devises stable et durable.