Guide complet du prêt et du prêt sur marge : un outil de trading permettant d'amplifier gains et risques

Le marché boursier ne consiste pas seulement à acheter et à conserver. En utilisant judicieusement les outils de financement et de prêt de titres, vous pouvez doubler vos profits en marché haussier, tout en cherchant des opportunités en marché baissier. Mais le problème, c’est que la majorité des investisseurs ne connaissent que les concepts de base, sans comprendre les mécanismes de calcul des coûts et de gestion des risques qui se cachent derrière. Cet article analysera en profondeur la logique de fonctionnement, la structure des coûts et l’application pratique de ces deux principaux outils de trading.

Principe de fonctionnement du financement : une épée à double tranchant pour multiplier les gains

L’essence du financement est simple : l’investisseur fournit une partie de ses fonds, la société de courtage avance le reste pour acheter des actions, ces actions servant également de garantie. Par exemple, supposons que vous soyez optimiste sur une action, mais que votre compte ne dispose que de 40 unités monétaires. Grâce au mécanisme de financement, vous investissez 40 unités, la société de courtage avance 60 unités, vous pouvez ainsi participer pleinement à la hausse ou à la baisse de cette action.

Lorsque le prix de l’action passe de 100 à 150, la valeur nette de l’action devient 150. En déduisant le principal de 60 et les intérêts, vous réalisez un gain d’environ 90, soit un rendement de 125 %. En comparaison, si vous aviez simplement acheté pour 40, une hausse de 50 % ne vous aurait rapporté que 20 unités. C’est là tout le pouvoir de l’effet de levier du financement.

Cependant, cette épée à double tranchant amplifie aussi les pertes. Si le prix chute à 80, votre perte sera également amplifiée dans la même proportion, ce qui est une des principales risques souvent ignorés par les investisseurs.

Structure des coûts du financement : un coût d’intérêt à ne pas négliger

Le taux d’intérêt annuel du financement dans le marché boursier taïwanais se situe généralement entre 4,5 % et 6,65 %, avec un calcul quotidien.

Exemple concret : pour acheter une action à 2000 unités, un investisseur fournit 80 000 unités, et emprunte 120 000. Supposons qu’après 20 jours, le prix monte à 2200 et que vous vendez. Vos intérêts seront :

120 000 × 6,65 % × 20 / 365 ≈ 4 372 unités

Profit final = 100 000 – 4 372 unités

Étant donné que les intérêts du financement rongent considérablement le rendement annuel, il est généralement déconseillé de conserver une position financée sur le long terme, sauf en cas d’attente d’événements majeurs favorables à l’entreprise. Si vous choisissez de financer des actions avec un rendement de dividende de seulement 4 à 5 %, le revenu de dividende annuel sera entièrement absorbé par les intérêts du financement.

Risque de liquidation : le seuil de maintien est une ligne de vie ou de mort

Le plus grand risque d’un investissement financé n’est pas la perte elle-même, mais le risque de liquidation forcée, appelé risque de « coupure ».

Lorsque le prix de l’action baisse, la société de courtage surveille le « taux de maintien » (valeur de marché des actions ÷ montant du financement). Si ce taux tombe en dessous de 130 %, elle demande à l’investisseur de déposer une marge supplémentaire. Si l’investisseur ne répond pas dans le délai imparti, la société de courtage peut vendre de force les actions pour récupérer le principal et les intérêts, le reste étant rendu à l’investisseur.

Exemple : Xiao Zhang achète à crédit des actions de TSMC à 500 unités, avec 20 000 unités de fonds propres et 30 000 empruntés. Le taux de maintien est alors de 166,7 % (50 ÷ 30).

Si le prix chute à 380, le taux de maintien descend à 126,7 % (38 ÷ 30), et la société de courtage envoie une notification de rappel. Xiao Zhang a deux options :

  1. Reconstituer le taux à plus de 130 % : il évite la liquidation pour l’instant, mais si le prix continue de baisser, le taux de maintien sera à nouveau en danger.
  2. Reconstituer le taux à plus de 166,7 % : il revient à la situation initiale, mais doit injecter une somme importante pour couvrir la marge.

C’est pour cela que lors de fortes fluctuations du marché, les médias financiers parlent fréquemment de « rappels de financement » et de « vagues de coupures » de financement.

Prêt de titres : un outil pour profiter de la baisse du marché

Si le financement est une stratégie d’achat en anticipation de bonnes nouvelles, le prêt de titres est une stratégie de vente à découvert — emprunter des actions auprès du courtier, puis les vendre, et les racheter plus tard lorsque le prix baisse pour rendre le prêt, réalisant ainsi un profit sur la différence.

Les transactions de prêt de titres impliquent également des coûts d’intérêt. Les intérêts de prêt de titres sont généralement calculés sur une base annuelle, avec un prélèvement quotidien. La structure des intérêts est similaire à celle du financement, et fluctue selon les conditions du marché.

Les investisseurs en prêt de titres doivent déposer une garantie équivalente à environ 90 % de la valeur des actions. Si le marché évolue à l’encontre de leur position (le prix monte alors qu’ils ont vendu à découvert), le taux de maintien peut devenir insuffisant, entraînant un risque de rappel forcé, ce qui peut amplifier les pertes.

Les trois principaux risques du prêt de titres

1. Obligation de rachat forcé

Le prêt de titres a une durée limitée. Avant ou lors des dividendes ou des assemblées générales, le prêt doit être racheté de force. Si l’investisseur ne clôt pas sa position avant la « date limite de rachat », la société de courtage effectuera un rachat forcé, et l’investisseur doit suivre de près ces dates.

2. Risque de « squeeze »

Il existe des acteurs spécialisés qui repèrent les actions avec un taux élevé de prêt de titres et peuvent faire monter le prix pour forcer le rachat. Lorsqu’une position de prêt est forcée de revenir, une forte demande de rachat peut faire encore monter le prix, piégeant ainsi le prêteur dans un cercle vicieux.

3. Risque de maintien insuffisant

Si le taux de maintien du prêt de titres descend en dessous de 130 %, la liquidation forcée s’enclenche. La différence avec le financement est que, en position short, la perte n’a pas de limite — plus le prix monte, plus la perte est grande.

Stratégies de gestion des risques en pratique

Que ce soit pour le financement ou le prêt de titres, la gestion des risques doit se concentrer sur trois aspects :

Premièrement, définir strictement des points de stop-loss et de take-profit. En raison des coûts d’intérêt et du risque de liquidation, il est conseillé de couper rapidement une position financée lorsque le support technique est cassé, ou de prendre des profits lorsque la résistance est atteinte et que le prix ne parvient pas à la dépasser. Prolonger la détention ne ferait qu’accroître l’érosion par les intérêts.

Deuxièmement, choisir des actifs avec une liquidité suffisante. Les petites capitalisations sont très volatiles et peuvent entraîner une liquidation immédiate lors d’événements imprévus, voire rendre impossible la vente en cas de besoin. Il est préférable de privilégier des actions à grande capitalisation et à volume de transactions stable.

Troisièmement, disposer de suffisamment de liquidités. En cas de rappel de financement, il faut pouvoir déposer rapidement la marge ; en cas de baisse du taux de maintien du prêt de titres, il faut aussi pouvoir déposer des fonds. L’absence de réserves de liquidités expose à une liquidation forcée.

Quand utiliser correctement le financement et le prêt de titres

Le financement est idéal lorsque l’entreprise va annoncer des bonnes nouvelles majeures, ou lorsque le prix n’a pas encore entamé sa phase de hausse principale. Le potentiel de gain est alors plus élevé, avec un risque relativement maîtrisé.

Le prêt de titres est adapté lorsque le prix est manifestement surévalué, ou que des signaux techniques indiquent un sommet. Cependant, en raison des coûts d’intérêt et de l’obligation de rachat, il faut une précision extrême dans le timing.

Une stratégie d’entrée progressive permet de réduire les coûts. Vous pouvez augmenter progressivement votre position à des points bas, en utilisant le financement pour diviser votre capital en plusieurs investissements, ce qui permet de profiter d’un rebond tout en conservant des fonds pour intervenir à nouveau en cas de baisse.

Conclusion : l’outil n’est ni bon ni mauvais, c’est l’usage qui fait la différence

Le financement et le prêt de titres sont des outils pour amplifier les résultats d’un investissement, mais l’amplification peut aller dans les deux sens. Maîtriser les fondamentaux de la société, comprendre la conjoncture économique, utiliser judicieusement l’analyse technique pour entrer et sortir, et appliquer une discipline rigoureuse de gestion des risques, sont les clés pour réussir avec ces outils.

Inversement, une utilisation aveugle sans compréhension des coûts et des mécanismes de risque entraînera une érosion quotidienne du capital par les intérêts, et un risque de liquidation à tout moment. La réussite en investissement ne dépend pas uniquement de la capacité à prévoir les mouvements du marché, mais surtout de la mise en place d’un système de gestion des risques efficace.

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