Beaucoup de gens ont entendu l’expression « Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier », mais peu comprennent vraiment ce qu’est un portefeuille d’investissement. Aujourd’hui, parlons de ce sujet considéré comme une compétence essentielle en investissement.
Qu’est-ce qu’un portefeuille d’investissement ? Pourquoi en avez-vous besoin ?
Un portefeuille d’investissement consiste à détenir plusieurs actifs financiers selon un certain pourcentage, comprenant des actions, des fonds, des obligations, des dépôts bancaires, des cryptomonnaies, etc. Son objectif principal est seulement deux : maximiser les gains, minimiser les risques.
Imaginez que si vous investissez toutes vos économies dans une seule action, lorsque cette action s’effondre, tout votre investissement pourrait disparaître. Mais si vous répartissez votre capital entre actions, obligations, fonds, etc., lorsque un actif chute, les autres peuvent rester stables, voire augmenter, permettant ainsi de couvrir le risque.
C’est pourquoi le portefeuille est si important — il stabilise les rendements par diversification des actifs, tout comme une alimentation équilibrée est essentielle pour une bonne santé, une diversification est nécessaire pour maintenir votre santé financière.
Les trois principaux facteurs pour décider de la composition de votre portefeuille
Avant de construire votre portefeuille, vous devez accepter une réalité : il n’existe pas de solution universelle parfaite, seulement une configuration adaptée à vous.
1. Quel est votre profil de risque ?
C’est le facteur le plus crucial. Certains aiment prendre des risques, d’autres sont prudents. Vos préférences en matière de risque influenceront directement la structure de votre portefeuille.
Selon votre tolérance au risque, les investisseurs se divisent généralement en trois catégories :
Aime le risque : prêt à supporter de fortes fluctuations pour obtenir des rendements plus élevés, adapté aux jeunes. Configuration typique : 50% actions, 30% fonds, 15% obligations, 5% dépôts bancaires.
Risque neutre : recherche un équilibre entre risque et rendement, c’est la voie la plus choisie. Répartition : 35% actions, 35% fonds, 25% obligations, 5% dépôts.
Averse au risque : privilégie la sécurité du capital, plus adapté aux personnes proches de la retraite. Répartition : 20% actions, 40% fonds, 35% obligations, 5% dépôts.
2. Votre âge et votre étape professionnelle
Plus vous êtes jeune, plus votre capacité à supporter le risque est grande. Un salarié de 28 ans, même avec une perte de 30%, peut se permettre une stratégie plus agressive grâce à une longue période de travail pour se rattraper.
Mais pour une personne de 65 ans déjà à la retraite, les revenus futurs étant limités, la tolérance au risque doit être plus faible, avec une allocation plus prudente.
3. L’environnement du marché et les caractéristiques des actifs
Les performances d’un même type d’actif varient énormément selon le contexte du marché. Par exemple, un fonds indiciel sur les marchés émergents comporte un risque nettement supérieur à celui des marchés matures — car ces marchés sont plus sensibles aux facteurs géopolitiques, politiques économiques, etc., et ont une concentration sectorielle plus forte.
Les entreprises des marchés matures sont plus diversifiées, avec une meilleure capacité à résister aux risques. C’est pourquoi les investisseurs professionnels prennent en compte la localisation géographique lors de la composition de leur portefeuille.
Comment un débutant peut-il commencer à construire son portefeuille à partir de zéro ?
Étape 1 : Clarifier ses objectifs d’investissement
Avant de se lancer, posez-vous trois questions :
1. Que veux-je réaliser avec mes investissements ?
Croissance de patrimoine : fixer un objectif précis, par exemple doubler en 5 ans. Convient aux jeunes investisseurs audacieux.
Préservation du capital : vouloir simplement battre l’inflation, la sécurité du capital étant prioritaire. Convient à ceux qui ont déjà accumulé un certain patrimoine ou sont à la retraite.
Flux de trésorerie suffisant : besoin de liquidités accessibles à tout moment, idéal pour les entrepreneurs ou freelances.
2. Quel niveau de perte puis-je tolérer ?
Cela détermine directement le niveau de risque de votre portefeuille. Il est conseillé d’utiliser un questionnaire d’évaluation du risque en ligne pour une estimation scientifique, plutôt que de se fier à l’intuition.
3. Quel montant de capital puis-je investir ?
Cela limite le type d’actifs que vous pouvez choisir. Bonne nouvelle : les seuils d’entrée sont aujourd’hui très faibles — en Taiwan, par exemple, on peut acheter des fonds à partir de 3000 NT$.
Étape 2 : Comprendre les caractéristiques des différents actifs
Avant de faire la répartition, il faut connaître les bases de chaque type d’actif choisi :
Actions : rendement élevé, risque élevé, volatilité importante, à détenir à moyen/long terme
Fonds : diversification du risque, bonne liquidité, adapté aux débutants
Obligations : risque plus faible, rendement stable, pour une gestion prudente
Dépôts bancaires : le plus sûr mais rendement faible, utilisé principalement pour faire face aux besoins urgents
Étape 3 : Passer à la configuration concrète de votre portefeuille
Voici un exemple pratique :
Supposons que Xiao A, un salarié de 28 ans, dispose de 1 million NT$
Première étape : évaluation — Xiao A est jeune, souhaite faire croître son patrimoine, et a un profil « aime le risque ».
Deuxième étape : objectif — doubler ses 1 million en 5 ans, pour atteindre 2 millions.
Troisième étape : choix d’actifs — selon ses préférences, il opte pour actions, ETF et dépôts à terme.
Quatrième étape : répartition concrète :
Actions : 500 000 NT$ (50%)
Fonds : 300 000 NT$ (30%)
Dépôts à terme : 100 000 NT$ (10%)
Fonds de réserve : 100 000 NT$ (10%) — c’est très important, ne mettez pas tout dans l’investissement
Remarque importante : le fonds de réserve est souvent négligé mais crucial. La vie réserve toujours des imprévus nécessitant des liquidités, le prévoir à l’avance évite de devoir vendre à perte en urgence.
Après avoir configuré, il faut aussi ajuster régulièrement
Beaucoup de débutants pensent qu’une fois leur portefeuille constitué, c’est fini. C’est une erreur fatale.
Les marchés évoluent, votre portefeuille doit suivre. Lorsqu’un actif a connu une croissance importante, sa part dans le portefeuille devient déséquilibrée, il faut faire un « rééquilibrage ». Par exemple, si les fonds, qui représentaient 30%, ont grimpé à 40%, il faut vendre une partie pour revenir à 30%.
Il est conseillé de faire un point trimestriel ou semestriel pour ajuster en fonction des changements du marché et de votre situation personnelle.
Risques possibles dans un portefeuille
1. Risque de marché : en cas de marché baissier ou d’événement Black Swan, tout le portefeuille peut subir des pertes.
2. Risque sectoriel : une modification réglementaire ou une mauvaise nouvelle dans un secteur peut impacter fortement les actifs liés.
3. Risque d’inflation : si les rendements ne suivent pas le taux d’inflation, le pouvoir d’achat réel diminue.
4. Risque psychologique : le plus insidieux et le plus dangereux. Panique face aux fluctuations à court terme, décisions impulsives, vendre en panique, ce qui peut entraîner des pertes.
Comment couvrir ces risques ?
Fixer des seuils de vente ou d’achat : définir à l’avance des prix cibles ou des limites de perte pour éviter les décisions émotionnelles
Diversifier : augmenter la variété d’actifs, de régions, pour réduire la dépendance à un seul secteur ou marché
Réévaluer régulièrement : ajuster selon l’environnement et votre situation
Rester rationnel : les fluctuations à court terme sont normales, la stratégie à long terme est la clé
Erreurs courantes des débutants dans la gestion de portefeuille
Erreur 1 : « Je n’ai pas assez d’argent, je ne peux pas faire de portefeuille »
Faux. Tant que vous respectez les seuils minimums d’achat pour chaque actif, peu importe le montant, vous pouvez construire un portefeuille. Il existe aussi des outils à faible seuil comme les CFD.
Erreur 2 : « Une fois le portefeuille configuré, je peux dormir tranquille »
Le portefeuille sert à équilibrer risque et rendement, mais la performance dépend des actifs choisis et du marché. Il faut surveiller, étudier, ajuster régulièrement.
Erreur 3 : « Je peux copier la composition d’un autre portefeuille »
Chaque personne a un âge, un revenu, une tolérance au risque différente. Le portefeuille d’un autre ne sera pas forcément adapté au vôtre. On peut s’en inspirer, mais pas copier à l’identique.
Erreur 4 : « Une fois configuré, je ne touche plus à rien »
C’est la plus grande erreur. Les marchés changent, l’environnement macroéconomique évolue, votre vie aussi. Le portefeuille doit être régulièrement réévalué et ajusté.
En résumé
Construire un portefeuille d’investissement qui vous correspond, c’est simple en théorie, complexe en pratique. La simplicité réside dans la logique fondamentale : diversifier pour réduire le risque, équilibrer pour optimiser le rendement ; la complexité réside dans la patience à long terme, la rationalité, et l’apprentissage continu.
Souvenez-vous, un portefeuille n’est pas une chose figée. Il doit évoluer comme un organisme vivant, en fonction des marchés et de votre propre parcours. Les débutants n’ont pas besoin de viser la perfection dès le départ : commencez par établir une base selon votre profil de risque, puis ajustez au fil du temps en pratique, c’est la stratégie la plus sage.
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Comment construire votre portefeuille d'investissement à partir de zéro ? Guide pratique indispensable pour les débutants
Beaucoup de gens ont entendu l’expression « Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier », mais peu comprennent vraiment ce qu’est un portefeuille d’investissement. Aujourd’hui, parlons de ce sujet considéré comme une compétence essentielle en investissement.
Qu’est-ce qu’un portefeuille d’investissement ? Pourquoi en avez-vous besoin ?
Un portefeuille d’investissement consiste à détenir plusieurs actifs financiers selon un certain pourcentage, comprenant des actions, des fonds, des obligations, des dépôts bancaires, des cryptomonnaies, etc. Son objectif principal est seulement deux : maximiser les gains, minimiser les risques.
Imaginez que si vous investissez toutes vos économies dans une seule action, lorsque cette action s’effondre, tout votre investissement pourrait disparaître. Mais si vous répartissez votre capital entre actions, obligations, fonds, etc., lorsque un actif chute, les autres peuvent rester stables, voire augmenter, permettant ainsi de couvrir le risque.
C’est pourquoi le portefeuille est si important — il stabilise les rendements par diversification des actifs, tout comme une alimentation équilibrée est essentielle pour une bonne santé, une diversification est nécessaire pour maintenir votre santé financière.
Les trois principaux facteurs pour décider de la composition de votre portefeuille
Avant de construire votre portefeuille, vous devez accepter une réalité : il n’existe pas de solution universelle parfaite, seulement une configuration adaptée à vous.
1. Quel est votre profil de risque ?
C’est le facteur le plus crucial. Certains aiment prendre des risques, d’autres sont prudents. Vos préférences en matière de risque influenceront directement la structure de votre portefeuille.
Selon votre tolérance au risque, les investisseurs se divisent généralement en trois catégories :
Aime le risque : prêt à supporter de fortes fluctuations pour obtenir des rendements plus élevés, adapté aux jeunes. Configuration typique : 50% actions, 30% fonds, 15% obligations, 5% dépôts bancaires.
Risque neutre : recherche un équilibre entre risque et rendement, c’est la voie la plus choisie. Répartition : 35% actions, 35% fonds, 25% obligations, 5% dépôts.
Averse au risque : privilégie la sécurité du capital, plus adapté aux personnes proches de la retraite. Répartition : 20% actions, 40% fonds, 35% obligations, 5% dépôts.
2. Votre âge et votre étape professionnelle
Plus vous êtes jeune, plus votre capacité à supporter le risque est grande. Un salarié de 28 ans, même avec une perte de 30%, peut se permettre une stratégie plus agressive grâce à une longue période de travail pour se rattraper.
Mais pour une personne de 65 ans déjà à la retraite, les revenus futurs étant limités, la tolérance au risque doit être plus faible, avec une allocation plus prudente.
3. L’environnement du marché et les caractéristiques des actifs
Les performances d’un même type d’actif varient énormément selon le contexte du marché. Par exemple, un fonds indiciel sur les marchés émergents comporte un risque nettement supérieur à celui des marchés matures — car ces marchés sont plus sensibles aux facteurs géopolitiques, politiques économiques, etc., et ont une concentration sectorielle plus forte.
Les entreprises des marchés matures sont plus diversifiées, avec une meilleure capacité à résister aux risques. C’est pourquoi les investisseurs professionnels prennent en compte la localisation géographique lors de la composition de leur portefeuille.
Comment un débutant peut-il commencer à construire son portefeuille à partir de zéro ?
Étape 1 : Clarifier ses objectifs d’investissement
Avant de se lancer, posez-vous trois questions :
1. Que veux-je réaliser avec mes investissements ?
2. Quel niveau de perte puis-je tolérer ?
Cela détermine directement le niveau de risque de votre portefeuille. Il est conseillé d’utiliser un questionnaire d’évaluation du risque en ligne pour une estimation scientifique, plutôt que de se fier à l’intuition.
3. Quel montant de capital puis-je investir ?
Cela limite le type d’actifs que vous pouvez choisir. Bonne nouvelle : les seuils d’entrée sont aujourd’hui très faibles — en Taiwan, par exemple, on peut acheter des fonds à partir de 3000 NT$.
Étape 2 : Comprendre les caractéristiques des différents actifs
Avant de faire la répartition, il faut connaître les bases de chaque type d’actif choisi :
Étape 3 : Passer à la configuration concrète de votre portefeuille
Voici un exemple pratique :
Supposons que Xiao A, un salarié de 28 ans, dispose de 1 million NT$
Première étape : évaluation — Xiao A est jeune, souhaite faire croître son patrimoine, et a un profil « aime le risque ».
Deuxième étape : objectif — doubler ses 1 million en 5 ans, pour atteindre 2 millions.
Troisième étape : choix d’actifs — selon ses préférences, il opte pour actions, ETF et dépôts à terme.
Quatrième étape : répartition concrète :
Remarque importante : le fonds de réserve est souvent négligé mais crucial. La vie réserve toujours des imprévus nécessitant des liquidités, le prévoir à l’avance évite de devoir vendre à perte en urgence.
Après avoir configuré, il faut aussi ajuster régulièrement
Beaucoup de débutants pensent qu’une fois leur portefeuille constitué, c’est fini. C’est une erreur fatale.
Les marchés évoluent, votre portefeuille doit suivre. Lorsqu’un actif a connu une croissance importante, sa part dans le portefeuille devient déséquilibrée, il faut faire un « rééquilibrage ». Par exemple, si les fonds, qui représentaient 30%, ont grimpé à 40%, il faut vendre une partie pour revenir à 30%.
Il est conseillé de faire un point trimestriel ou semestriel pour ajuster en fonction des changements du marché et de votre situation personnelle.
Risques possibles dans un portefeuille
1. Risque de marché : en cas de marché baissier ou d’événement Black Swan, tout le portefeuille peut subir des pertes.
2. Risque sectoriel : une modification réglementaire ou une mauvaise nouvelle dans un secteur peut impacter fortement les actifs liés.
3. Risque d’inflation : si les rendements ne suivent pas le taux d’inflation, le pouvoir d’achat réel diminue.
4. Risque psychologique : le plus insidieux et le plus dangereux. Panique face aux fluctuations à court terme, décisions impulsives, vendre en panique, ce qui peut entraîner des pertes.
Comment couvrir ces risques ?
Erreurs courantes des débutants dans la gestion de portefeuille
Erreur 1 : « Je n’ai pas assez d’argent, je ne peux pas faire de portefeuille »
Faux. Tant que vous respectez les seuils minimums d’achat pour chaque actif, peu importe le montant, vous pouvez construire un portefeuille. Il existe aussi des outils à faible seuil comme les CFD.
Erreur 2 : « Une fois le portefeuille configuré, je peux dormir tranquille »
Le portefeuille sert à équilibrer risque et rendement, mais la performance dépend des actifs choisis et du marché. Il faut surveiller, étudier, ajuster régulièrement.
Erreur 3 : « Je peux copier la composition d’un autre portefeuille »
Chaque personne a un âge, un revenu, une tolérance au risque différente. Le portefeuille d’un autre ne sera pas forcément adapté au vôtre. On peut s’en inspirer, mais pas copier à l’identique.
Erreur 4 : « Une fois configuré, je ne touche plus à rien »
C’est la plus grande erreur. Les marchés changent, l’environnement macroéconomique évolue, votre vie aussi. Le portefeuille doit être régulièrement réévalué et ajusté.
En résumé
Construire un portefeuille d’investissement qui vous correspond, c’est simple en théorie, complexe en pratique. La simplicité réside dans la logique fondamentale : diversifier pour réduire le risque, équilibrer pour optimiser le rendement ; la complexité réside dans la patience à long terme, la rationalité, et l’apprentissage continu.
Souvenez-vous, un portefeuille n’est pas une chose figée. Il doit évoluer comme un organisme vivant, en fonction des marchés et de votre propre parcours. Les débutants n’ont pas besoin de viser la perfection dès le départ : commencez par établir une base selon votre profil de risque, puis ajustez au fil du temps en pratique, c’est la stratégie la plus sage.