Les dernières incursions d’Ed Sheeran dans la musique indienne—Play : The Remixes—marquent un moment important dans la collaboration interculturelle. Après avoir passé un mois immergé dans le paysage musical diversifié de l’Inde, l’artiste britannique s’est associé à six grands talents indiens pour réimaginer son neuvième album studio. Ce qui rend cet EP particulièrement intéressant, ce n’est pas seulement la puissance des stars impliquées, mais la façon dont chaque collaborateur apporte son identité régionale au projet. Du fusion rap punjabi aux paysages sonores du cinéma tamoul, ces partenariats révèlent comment les artistes mondiaux cherchent désormais activement à explorer les écosystèmes musicaux régionaux de l’Inde plutôt que de se limiter au circuit grand public de Bollywood.
L’effet Arijit Singh : Quand le roi du streaming de Bollywood rencontre la pop mondiale
Lorsque Ed Sheeran a décidé d’enregistrer “Sapphire” dans la ville natale d’Arijit Singh, Jiaganj Azimganj au Bengale occidental, ce n’était pas simplement une session en studio—c’était un choix délibéré pour exploiter l’une des voix les plus dominantes du streaming. La trajectoire de Singh raconte une histoire fascinante sur l’explosion de la musique numérique en Inde. Depuis sa percée avec “Tum Hi Ho” en 2013, il est devenu l’artiste le plus suivi sur Spotify au niveau mondial avec 151 millions d’abonnés, dépassant à la fois Taylor Swift et Ed Sheeran lui-même en juillet 2025.
Ce qui est remarquable, c’est la productivité prolifique de Singh—il a enregistré plus de 400 chansons dans plusieurs langues indiennes. Sa dernière collaboration avec Sheeran ajoute des éléments de sitar et des voix soulful à la fusion anglais-punjabi de “Sapphire”, qui avait déjà accumulé 225 millions de streams avant cette version remixée. Pour donner un contexte, la domination de Singh dans le playback singing a fixé des standards dans l’industrie ; alors que les chanteurs de playback de haut niveau et les producteurs de musique facturent des honoraires premium par chanson ( un sujet souvent discuté aux côtés d’icônes de l’industrie comme Sonu Nigam, dont la structure de rémunération reflète la prime accordée au talent légendaire), les chiffres de streaming de Singh illustrent une nouvelle économie où la présence dans les playlists compte autant que le travail traditionnel au cinéma.
Le pont canadien-punjabi de Karan Aujla
À 28 ans, Karan Aujla représente une autre forme de succès dans la diaspora. Basé au Canada mais profondément enraciné au Pendjab, Aujla a été nommé plus grand artiste numérique de Spotify en 2021 avec son premier album Bacthafucup. Sa contribution à Play : The Remixes, la piste “Symmetry”, montre une fusion punjabi-anglais que Sheeran a décrite comme marquant “le début de notre aventure collaborative.”
Ce qui ressort chez Aujla, c’est son parcours—il a commencé comme ghostwriter pour Jassi Gill alors qu’il était encore en neuvième année, et sa présence sur YouTube en dit long, sa chanson la plus populaire atteignant 524 millions de vues. Ses 19,2 millions d’auditeurs mensuels sur Spotify représentent une génération d’artistes ayant construit leur audience en dehors des structures traditionnelles de Bollywood, en développant leur marque via les plateformes numériques et leurs racines musicales régionales.
Jonita Gandhi et le pari de la langue hindi
“Heaven” représente la première sortie en hindi d’Ed Sheeran, et le choix de Jonita Gandhi comme partenaire est révélateur. Artiste indo-canadienne ayant chanté plus de 150 chansons dans plus de 10 langues, Gandhi incarne un pont entre les sensibilités internationales et indiennes. Elle a été découverte tôt par le gagnant d’Oscar et de Grammy AR Rahman et a travaillé en étroite collaboration avec des artistes comme Sonu Nigam avant de s’établir dans le circuit du playback singing à Mumbai.
Ce qui rend son implication cruciale, c’est la logistique—Gandhi a enregistré ses couches vocales tout en jonglant avec des performances dans plusieurs villes lors de ce qu’elle a décrit comme une “semaine infernale”, coordonnant méticuleusement les fichiers pour que ses harmonies atteignent l’équipe de Sheeran intactes. Ce détail souligne le niveau d’engagement requis lorsque des artistes collaborent à travers les continents.
La renaissance tamoule : Hanumankind, Dhee et Santhosh Narayanan
“Don’t Look Down” rassemble trois figures représentant la renaissance musicale du sud de l’Inde. Hanumankind (Sooraj Cherukat) a fait irruption sur la scène mondiale en 2024 avec “Big Dawgs”, qui a atteint la 23e place du Billboard Hot 100 américain et a accumulé 490 millions de streams sur Spotify. Son parcours à travers le Nigeria, l’Arabie Saoudite, Dubaï, et finalement Houston avant de contribuer à ce remix témoigne de la nature sans frontières de la création musicale moderne.
Dhee (Dheekshitha Venkadeshan) arrive avec le poids culturel de “Rowdy Baby”, l’une des chansons indiennes les plus vues avec plus de 1,7 milliard de vues sur YouTube. Son début en pop tamoule indépendante “Enjoy Enjaami” avec Santhosh Narayanan a dépassé les 100 millions de vues en moins d’un mois, la plaçant comme une force du cinéma régional au-delà du playback singing.
Le compositeur et producteur Santhosh Narayanan, qui a travaillé sur plus de 51 films, a apporté son approche fusion signature—mariant la musique gaana, le folk, l’électro et le rap. Sa réputation pour revitaliser le paysage musical du cinéma tamoul en fait une pièce maîtresse de l’authenticité de “Don’t Look Down”.
Ce que cette collaboration signifie
Le mois d’Ed Sheeran en Inde et le EP résultant Play : The Remixes représentent un changement dans la façon dont les artistes internationaux s’engagent avec la musique régionale indienne. Plutôt que d’extraire superficiellement des éléments, ce projet montre un partenariat sincère avec des artistes ayant construit des suivis importants à travers leurs écosystèmes musicaux respectifs. De la royauté du playback Bollywood comme Arijit Singh aux artistes numériques comme Karan Aujla et Hanumankind, l’EP cartographie la diversité musicale contemporaine de l’Inde tout en soulignant comment le streaming a démocratisé la portée—une nette différence avec les métriques héritées comme les honoraires traditionnels qui dominaient autrefois la valorisation des artistes.
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L'expérience de remix indien d'Ed Sheeran : Rencontrez les artistes punjabi, tamoul et hindi qui redéfinissent "Play"
Les dernières incursions d’Ed Sheeran dans la musique indienne—Play : The Remixes—marquent un moment important dans la collaboration interculturelle. Après avoir passé un mois immergé dans le paysage musical diversifié de l’Inde, l’artiste britannique s’est associé à six grands talents indiens pour réimaginer son neuvième album studio. Ce qui rend cet EP particulièrement intéressant, ce n’est pas seulement la puissance des stars impliquées, mais la façon dont chaque collaborateur apporte son identité régionale au projet. Du fusion rap punjabi aux paysages sonores du cinéma tamoul, ces partenariats révèlent comment les artistes mondiaux cherchent désormais activement à explorer les écosystèmes musicaux régionaux de l’Inde plutôt que de se limiter au circuit grand public de Bollywood.
L’effet Arijit Singh : Quand le roi du streaming de Bollywood rencontre la pop mondiale
Lorsque Ed Sheeran a décidé d’enregistrer “Sapphire” dans la ville natale d’Arijit Singh, Jiaganj Azimganj au Bengale occidental, ce n’était pas simplement une session en studio—c’était un choix délibéré pour exploiter l’une des voix les plus dominantes du streaming. La trajectoire de Singh raconte une histoire fascinante sur l’explosion de la musique numérique en Inde. Depuis sa percée avec “Tum Hi Ho” en 2013, il est devenu l’artiste le plus suivi sur Spotify au niveau mondial avec 151 millions d’abonnés, dépassant à la fois Taylor Swift et Ed Sheeran lui-même en juillet 2025.
Ce qui est remarquable, c’est la productivité prolifique de Singh—il a enregistré plus de 400 chansons dans plusieurs langues indiennes. Sa dernière collaboration avec Sheeran ajoute des éléments de sitar et des voix soulful à la fusion anglais-punjabi de “Sapphire”, qui avait déjà accumulé 225 millions de streams avant cette version remixée. Pour donner un contexte, la domination de Singh dans le playback singing a fixé des standards dans l’industrie ; alors que les chanteurs de playback de haut niveau et les producteurs de musique facturent des honoraires premium par chanson ( un sujet souvent discuté aux côtés d’icônes de l’industrie comme Sonu Nigam, dont la structure de rémunération reflète la prime accordée au talent légendaire), les chiffres de streaming de Singh illustrent une nouvelle économie où la présence dans les playlists compte autant que le travail traditionnel au cinéma.
Le pont canadien-punjabi de Karan Aujla
À 28 ans, Karan Aujla représente une autre forme de succès dans la diaspora. Basé au Canada mais profondément enraciné au Pendjab, Aujla a été nommé plus grand artiste numérique de Spotify en 2021 avec son premier album Bacthafucup. Sa contribution à Play : The Remixes, la piste “Symmetry”, montre une fusion punjabi-anglais que Sheeran a décrite comme marquant “le début de notre aventure collaborative.”
Ce qui ressort chez Aujla, c’est son parcours—il a commencé comme ghostwriter pour Jassi Gill alors qu’il était encore en neuvième année, et sa présence sur YouTube en dit long, sa chanson la plus populaire atteignant 524 millions de vues. Ses 19,2 millions d’auditeurs mensuels sur Spotify représentent une génération d’artistes ayant construit leur audience en dehors des structures traditionnelles de Bollywood, en développant leur marque via les plateformes numériques et leurs racines musicales régionales.
Jonita Gandhi et le pari de la langue hindi
“Heaven” représente la première sortie en hindi d’Ed Sheeran, et le choix de Jonita Gandhi comme partenaire est révélateur. Artiste indo-canadienne ayant chanté plus de 150 chansons dans plus de 10 langues, Gandhi incarne un pont entre les sensibilités internationales et indiennes. Elle a été découverte tôt par le gagnant d’Oscar et de Grammy AR Rahman et a travaillé en étroite collaboration avec des artistes comme Sonu Nigam avant de s’établir dans le circuit du playback singing à Mumbai.
Ce qui rend son implication cruciale, c’est la logistique—Gandhi a enregistré ses couches vocales tout en jonglant avec des performances dans plusieurs villes lors de ce qu’elle a décrit comme une “semaine infernale”, coordonnant méticuleusement les fichiers pour que ses harmonies atteignent l’équipe de Sheeran intactes. Ce détail souligne le niveau d’engagement requis lorsque des artistes collaborent à travers les continents.
La renaissance tamoule : Hanumankind, Dhee et Santhosh Narayanan
“Don’t Look Down” rassemble trois figures représentant la renaissance musicale du sud de l’Inde. Hanumankind (Sooraj Cherukat) a fait irruption sur la scène mondiale en 2024 avec “Big Dawgs”, qui a atteint la 23e place du Billboard Hot 100 américain et a accumulé 490 millions de streams sur Spotify. Son parcours à travers le Nigeria, l’Arabie Saoudite, Dubaï, et finalement Houston avant de contribuer à ce remix témoigne de la nature sans frontières de la création musicale moderne.
Dhee (Dheekshitha Venkadeshan) arrive avec le poids culturel de “Rowdy Baby”, l’une des chansons indiennes les plus vues avec plus de 1,7 milliard de vues sur YouTube. Son début en pop tamoule indépendante “Enjoy Enjaami” avec Santhosh Narayanan a dépassé les 100 millions de vues en moins d’un mois, la plaçant comme une force du cinéma régional au-delà du playback singing.
Le compositeur et producteur Santhosh Narayanan, qui a travaillé sur plus de 51 films, a apporté son approche fusion signature—mariant la musique gaana, le folk, l’électro et le rap. Sa réputation pour revitaliser le paysage musical du cinéma tamoul en fait une pièce maîtresse de l’authenticité de “Don’t Look Down”.
Ce que cette collaboration signifie
Le mois d’Ed Sheeran en Inde et le EP résultant Play : The Remixes représentent un changement dans la façon dont les artistes internationaux s’engagent avec la musique régionale indienne. Plutôt que d’extraire superficiellement des éléments, ce projet montre un partenariat sincère avec des artistes ayant construit des suivis importants à travers leurs écosystèmes musicaux respectifs. De la royauté du playback Bollywood comme Arijit Singh aux artistes numériques comme Karan Aujla et Hanumankind, l’EP cartographie la diversité musicale contemporaine de l’Inde tout en soulignant comment le streaming a démocratisé la portée—une nette différence avec les métriques héritées comme les honoraires traditionnels qui dominaient autrefois la valorisation des artistes.