La tokenisation d’actifs connaît un engouement sans précédent, mais Joshua Sum, responsable produit chez Solayer Labs, a récemment jeté un froid : l’infrastructure blockchain est loin d’être au niveau. Il souligne que les blockchains existantes présentent trois problèmes majeurs, qui entravent directement le développement des transactions au niveau institutionnel. Pour réaliser un marché financier mondial 24/7 véritable, l’industrie doit reconstruire fondamentalement son infrastructure.
Situation actuelle : trois défauts majeurs bloquent la finance institutionnelle
Les problèmes du secteur blockchain ne peuvent pas être résolus par de simples ajustements :
Défaut
Situation actuelle
Impact
Capacité de traitement limitée
Impossible de gérer des transactions à grande échelle
Les ordres institutionnels ne peuvent pas être exécutés rapidement
Latence élevée
Temps de confirmation trop long
Les fluctuations du marché sont trop rapides, difficulté à contrôler les coûts
MEV injuste
Mécanisme de tri des transactions permettant l’arbitrage
Les arbitragistes profitent, les vrais traders sont lésés
Ces trois problèmes combinés font que les transactions au niveau institutionnel deviennent presque une « tâche impossible ». Imaginez, les investisseurs institutionnels sont habitués à des exécutions en secondes et à un tri équitable sur les marchés traditionnels. Passer à une blockchain avec une latence élevée et vulnérable à l’arbitrage, c’est une expérience désastreuse.
Exigences techniques pour la solution
Sum insiste sur le fait que se contenter d’optimiser le système actuel n’est pas suffisant, il faut une reconstruction fondamentale. Quels sont les indicateurs précis ?
Capacité : plus de 100 000 transactions par seconde (TPS)
Vitesse de confirmation : confirmation finale en moins d’une seconde
Tri des transactions : équitable, transparent, empêchant l’arbitrage algorithmique
Ces indicateurs semblent extrêmes, mais dans le contexte d’un marché financier mondial 24/7, ils sont en réalité raisonnables. Le volume quotidien des marchés traditionnels est énorme, et si la blockchain doit supporter de véritables transactions financières mondiales, ces objectifs sont un point de départ, pas une fin en soi.
Ce que cela reflète
La véritable difficulté de la tokenisation d’actifs
La tokenisation d’actifs progresse, mais avancer rapidement ne signifie pas que l’infrastructure suit. Aujourd’hui, il s’agit surtout de petits pilotes et de validations conceptuelles. Pour attirer des fonds institutionnels à grande échelle, il faut une infrastructure capable de traiter un volume massif de transactions.
La blockchain est encore loin de la finance mainstream
Ce n’est pas la faute d’un seul projet, mais un défi commun à toute l’industrie. Ethereum, Solana et autres blockchains publiques majeures travaillent à optimiser leurs performances, mais atteindre une stabilité à 10 000 TPS demande encore du temps.
Les opportunités pour la nouvelle génération d’infrastructures
La réflexion de Sum indique aussi une direction : celui qui pourra développer un réseau blockchain répondant à ces exigences pourrait devenir l’entrée principale pour la finance institutionnelle. Cela représente une opportunité pour Layer 2, les nouvelles blockchains, voire les chaînes d’applications.
En résumé
Ce point de vue de Solayer Labs touche au cœur des véritables problématiques du secteur. La tokenisation d’actifs ne manque pas de concepts, mais ce qui manque, c’est une infrastructure capable de soutenir un marché financier mondial 24/7. La capacité de traitement, la latence et le MEV ne sont pas de simples détails, mais des obstacles fondamentaux qui déterminent si les investisseurs institutionnels seront prêts à utiliser massivement la blockchain. Cela signifie que la mise à niveau de l’infrastructure blockchain n’est pas seulement une course technologique, mais une étape cruciale pour s’emparer du marché financier institutionnel.
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100 000 transactions par seconde ne suffisent pas, pourquoi la blockchain actuelle ne peut-elle pas supporter une finance 24/7
La tokenisation d’actifs connaît un engouement sans précédent, mais Joshua Sum, responsable produit chez Solayer Labs, a récemment jeté un froid : l’infrastructure blockchain est loin d’être au niveau. Il souligne que les blockchains existantes présentent trois problèmes majeurs, qui entravent directement le développement des transactions au niveau institutionnel. Pour réaliser un marché financier mondial 24/7 véritable, l’industrie doit reconstruire fondamentalement son infrastructure.
Situation actuelle : trois défauts majeurs bloquent la finance institutionnelle
Les problèmes du secteur blockchain ne peuvent pas être résolus par de simples ajustements :
Ces trois problèmes combinés font que les transactions au niveau institutionnel deviennent presque une « tâche impossible ». Imaginez, les investisseurs institutionnels sont habitués à des exécutions en secondes et à un tri équitable sur les marchés traditionnels. Passer à une blockchain avec une latence élevée et vulnérable à l’arbitrage, c’est une expérience désastreuse.
Exigences techniques pour la solution
Sum insiste sur le fait que se contenter d’optimiser le système actuel n’est pas suffisant, il faut une reconstruction fondamentale. Quels sont les indicateurs précis ?
Ces indicateurs semblent extrêmes, mais dans le contexte d’un marché financier mondial 24/7, ils sont en réalité raisonnables. Le volume quotidien des marchés traditionnels est énorme, et si la blockchain doit supporter de véritables transactions financières mondiales, ces objectifs sont un point de départ, pas une fin en soi.
Ce que cela reflète
La véritable difficulté de la tokenisation d’actifs
La tokenisation d’actifs progresse, mais avancer rapidement ne signifie pas que l’infrastructure suit. Aujourd’hui, il s’agit surtout de petits pilotes et de validations conceptuelles. Pour attirer des fonds institutionnels à grande échelle, il faut une infrastructure capable de traiter un volume massif de transactions.
La blockchain est encore loin de la finance mainstream
Ce n’est pas la faute d’un seul projet, mais un défi commun à toute l’industrie. Ethereum, Solana et autres blockchains publiques majeures travaillent à optimiser leurs performances, mais atteindre une stabilité à 10 000 TPS demande encore du temps.
Les opportunités pour la nouvelle génération d’infrastructures
La réflexion de Sum indique aussi une direction : celui qui pourra développer un réseau blockchain répondant à ces exigences pourrait devenir l’entrée principale pour la finance institutionnelle. Cela représente une opportunité pour Layer 2, les nouvelles blockchains, voire les chaînes d’applications.
En résumé
Ce point de vue de Solayer Labs touche au cœur des véritables problématiques du secteur. La tokenisation d’actifs ne manque pas de concepts, mais ce qui manque, c’est une infrastructure capable de soutenir un marché financier mondial 24/7. La capacité de traitement, la latence et le MEV ne sont pas de simples détails, mais des obstacles fondamentaux qui déterminent si les investisseurs institutionnels seront prêts à utiliser massivement la blockchain. Cela signifie que la mise à niveau de l’infrastructure blockchain n’est pas seulement une course technologique, mais une étape cruciale pour s’emparer du marché financier institutionnel.