Le secteur du stockage devient récemment très animé. Walrus, avec le background d'incubation de Mysten Labs et une levée de fonds de 140 millions de dollars, s'est lancé sur le marché, avec une valorisation de 2 milliards de dollars qui a attiré l'attention de beaucoup. Mais les discussions sur le marché se concentrent souvent sur la surface — l'ampleur de la levée de fonds, la puissance des indicateurs techniques. Peu de gens réfléchissent réellement à ce qui constitue la véritable compétitivité d’un projet de stockage.



Honnêtement, le stockage n’est qu’un outil. Ce qui mérite vraiment l’attention, c’est comment le projet intègre cet outil dans l’écosystème global, comment il évolue d’une simple itération technique à une refonte systémique de la valeur. La stratégie de Walrus vaut la peine d’être décortiquée.

## Pourquoi le secteur du stockage doit-il être redéfini ?

Les solutions de stockage traditionnelles font face à un problème majeur : une homogénéité fonctionnelle très forte. Si vous faites du stockage décentralisé, je le fais aussi, tout le monde se bat sur le coût et la vitesse. Mais Walrus ne veut manifestement pas suivre cette voie.

Les projets incubés par Mysten Labs portent naturellement l’ADN de l’écosystème Sui. Ce n’est pas une petite chose. À l’ère des blockchains modulaires, la capacité de collaboration entre écosystèmes devient un critère décisif. Walrus ne cherche pas à créer un simple outil de stockage indépendant, mais veut devenir un hub de stockage dans l’écosystème Sui — ce qui correspond à deux positionnements totalement différents.

On peut ressentir cette différence en regardant leur choix technologique. Leur cadre RedStuff n’est pas conçu pour offrir le stockage le plus optimal, mais pour assurer une compatibilité maximale avec le mécanisme de consensus de Sui. Qu’est-ce que cela implique ? Que les applications tournant sur Sui utilisant Walrus pour stocker des données bénéficieront d’un avantage naturel.

## Où se situe le gap écologique, et comment le combler ?

Quelle est la contradiction centrale d’un écosystème modulaire ? Plus un module est spécialisé, mieux c’est, mais le coût de collaboration entre modules ne doit pas devenir trop élevé.

Que manque-t-il actuellement dans l’écosystème Sui ? Un couche de stockage qui garantisse à la fois la disponibilité des données et une intégration transparente avec le mécanisme de consensus de Sui. Les solutions existantes sont soit trop lourdes (tout faire soi-même), soit trop légères (manque de profondeur écologique).

La stratégie de Walrus se déploie en quatre étapes :

**Première étape : adaptation technologique.** La conception du cadre RedStuff garantit une collaboration étroite entre stockage de données et mécanismes de validation de Sui. Ce n’est pas seulement une question technique, mais aussi une question de positionnement dans l’écosystème.

**Deuxième étape : consolidation réglementaire.** La décentralisation du stockage comporte toujours des risques de conformité. Walrus investit dans ce domaine pour rassurer les applications de l’écosystème. En utilisant Walrus pour stocker des données, vous n’avez pas à craindre d’éventuelles accusations de non-conformité.

**Troisième étape : ancrage dans les cas d’usage.** C’est crucial. Walrus ne se contente pas d’avoir une capacité de stockage, il cherche activement à cibler l’IA et les applications RWA. Pourquoi ces deux secteurs ? Parce qu’ils ont des besoins stricts en stockage de données, avec des scénarios complexes qui créent une dépendance.

**Quatrième étape : mutualisation écologique.** En créant un rétroaction positive avec d’autres modules de l’écosystème Sui. Les applications Sui utilisant Walrus enrichissent à leur tour l’écosystème applicatif de Sui. La relation passe ainsi d’une simple concurrence à une symbiose.

## Pourquoi avoir choisi les secteurs IA+RWA ?

Il y a une logique derrière ce choix.

Les applications IA ont besoin de beaucoup de données d’entraînement, de vérifiabilité et de stockage décentralisé. Les applications RWA ont besoin d’une cohérence entre données on-chain et off-chain, ainsi que d’un stockage auditables. Ces deux secteurs ont des exigences fortes vis-à-vis de Walrus.

De plus, ces deux secteurs en sont encore à leurs débuts. Si Walrus parvient à renforcer son infrastructure de stockage avant que ces marchés ne s’emballent, il sera difficile pour ces applications de se détacher de Walrus par la suite. Ce n’est pas un hasard, c’est une stratégie d’occupation écologique délibérée.

## De l’outil à la norme : une ambition

Si l’on ne regarde que la levée de fonds et la valorisation, Walrus n’est qu’un parmi d’autres projets de stockage. Mais si l’on adopte une perspective d’évolution écologique, la vision du projet devient claire : ils ne veulent pas simplement faire un bon outil de stockage, ils veulent devenir un standard industriel.

Ce processus est progressif. La première étape consiste à devenir un hub écologique, à établir une position irremplaçable dans le stockage sur Sui. La deuxième étape est d’établir une norme sectorielle, pour que d’autres blockchains adoptent progressivement la solution technologique de Walrus.

Ils en sont encore à la première étape. Mais si Walrus parvient à devenir un hub de stockage dans l’écosystème Sui, en accumulant suffisamment de données d’applications IA et RWA, son influence future sera inévitable.

## Il faut aussi bien connaître les risques

Bien sûr, ce n’est pas si simple. Quel est le plus grand risque pour Walrus ? La verrouillage écologique. Si Walrus est entièrement lié à Sui, alors lorsque la croissance de l’écosystème Sui ralentira, Walrus ralentira aussi. Ce n’est pas un risque technique, mais un risque écologique.

Un autre risque est la concurrence. Le secteur du stockage ne se limite pas à Walrus, d’autres projets évoluent aussi. Si un concurrent parvient à réaliser une meilleure synergie sur différents écosystèmes, l’avantage de Walrus pourrait être érodé.

Il y a aussi un risque latent : la valeur des données. Plus Walrus accumule de données, plus ces données deviennent un actif. La question de comment libérer cette valeur sans violer la vie privée des utilisateurs deviendra de plus en plus complexe.

## Jugement de principe

L’histoire de Walrus est, fondamentalement, un exemple de comment un projet modulaire peut acquérir une compétitivité par une intégration profonde. La levée de 140 millions de dollars et la valorisation de 2 milliards reflètent non seulement l’enthousiasme du capital, mais aussi la redécouverte de la valeur des infrastructures de stockage.

Mais il ne faut pas confondre montant de la levée ou valorisation avec la réussite du projet. La vraie épreuve sera de voir si Walrus peut, dans les deux prochaines années, déployer une application à grande échelle dans les secteurs IA et RWA, et ne pas rester au stade conceptuel.

Si oui, Walrus ne sera pas qu’un simple projet de stockage, mais une pièce maîtresse de l’ascension de l’écosystème Sui. Sinon, ce sera une nouvelle vague de financement, à attendre que la bulle éclate.
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