Je viens récemment d’expérimenter un protocole de génération de stablecoins mainstream, et en trois jours j’ai rencontré pas mal de pièges. Je vais essayer de dévoiler la vérité.
Quand on parle de "rendement annuel", c’est un concept qui se prête facilement à la vantardise. Beaucoup de projets incluent directement dans leur calcul les récompenses en tokens de gouvernance au prix actuel, en supposant qu’ils pourront maintenir cette stabilité toute l’année. Mais ces tokens de récompense sont des actifs inflationnistes : plus leur émission est importante, plus la pression sur le prix du token est grande. La logique est simple — la pression de vente est inversement proportionnelle à la production. Pour estimer un rendement durable, il faut regarder la différence entre les intérêts sur les emprunts et le rendement sans risque en déposant des stablecoins dans de grands protocoles de prêt. Quant aux récompenses en tokens ? Considérez-les comme une loterie qui pourrait tout à zéro, ne comptez pas dessus.
Il y a aussi le mot "décentralisé". Ne vous laissez pas hypnotiser. Le code est effectivement open source et la logique de prêt est automatisée. Le problème, c’est que les paramètres qui déterminent la survie du système — quels actifs mettre en garantie, comment fixer les taux, combien pénaliser lors de la liquidation — sont encore décidés par des votes de gouvernance. Surtout au début, le pouvoir de vote en tokens est souvent concentré entre quelques mains. Résultat : soit des décisions erronées, soit des attaques. La sécurité de votre capital dépend en partie de la rationalité et du professionnalisme de ces acteurs.
Un risque plus insidieux : la réaction en chaîne du système Lego. Par exemple, si vous déposez des stablecoins dans un agrégateur de rendement, qui redistribue ensuite l’argent dans dix farms différents. Si l’un de ces farms est piraté, attaqué ou présente une faille — ce risque se transmet par couches successives, jusqu’à vous tomber dessus. Vous ne faites pas face à un risque ponctuel, mais à la faiblesse de la chaîne dans son ensemble.
En résumé, le protocole lui-même peut être très stable, mais la chaîne de rendement que vous avez construite peut s’effondrer d’un coup. La vraie gestion des risques commence par reconnaître qu’on ne comprend pas toute la complexité des contrats imbriqués. Simplifier, ne traiter qu’avec des protocoles principaux et bien audités — c’est bien plus crucial que de rechercher le rendement annuel maximal.
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Je viens récemment d’expérimenter un protocole de génération de stablecoins mainstream, et en trois jours j’ai rencontré pas mal de pièges. Je vais essayer de dévoiler la vérité.
Quand on parle de "rendement annuel", c’est un concept qui se prête facilement à la vantardise. Beaucoup de projets incluent directement dans leur calcul les récompenses en tokens de gouvernance au prix actuel, en supposant qu’ils pourront maintenir cette stabilité toute l’année. Mais ces tokens de récompense sont des actifs inflationnistes : plus leur émission est importante, plus la pression sur le prix du token est grande. La logique est simple — la pression de vente est inversement proportionnelle à la production. Pour estimer un rendement durable, il faut regarder la différence entre les intérêts sur les emprunts et le rendement sans risque en déposant des stablecoins dans de grands protocoles de prêt. Quant aux récompenses en tokens ? Considérez-les comme une loterie qui pourrait tout à zéro, ne comptez pas dessus.
Il y a aussi le mot "décentralisé". Ne vous laissez pas hypnotiser. Le code est effectivement open source et la logique de prêt est automatisée. Le problème, c’est que les paramètres qui déterminent la survie du système — quels actifs mettre en garantie, comment fixer les taux, combien pénaliser lors de la liquidation — sont encore décidés par des votes de gouvernance. Surtout au début, le pouvoir de vote en tokens est souvent concentré entre quelques mains. Résultat : soit des décisions erronées, soit des attaques. La sécurité de votre capital dépend en partie de la rationalité et du professionnalisme de ces acteurs.
Un risque plus insidieux : la réaction en chaîne du système Lego. Par exemple, si vous déposez des stablecoins dans un agrégateur de rendement, qui redistribue ensuite l’argent dans dix farms différents. Si l’un de ces farms est piraté, attaqué ou présente une faille — ce risque se transmet par couches successives, jusqu’à vous tomber dessus. Vous ne faites pas face à un risque ponctuel, mais à la faiblesse de la chaîne dans son ensemble.
En résumé, le protocole lui-même peut être très stable, mais la chaîne de rendement que vous avez construite peut s’effondrer d’un coup. La vraie gestion des risques commence par reconnaître qu’on ne comprend pas toute la complexité des contrats imbriqués. Simplifier, ne traiter qu’avec des protocoles principaux et bien audités — c’est bien plus crucial que de rechercher le rendement annuel maximal.