Changement de politique et redéfinition du cadre réglementaire fédéral
2025 marque un tournant fondamental dans l’attitude du gouvernement fédéral américain envers l’industrie des cryptomonnaies. Donald Trump, par une série d’exercices de son pouvoir de grâce présidentielle, a réécrit le statut juridique et politique des actifs numériques aux États-Unis. Ces décisions ont non seulement impacté le destin de personnes spécifiques, mais symbolisent également un ajustement de l’application de la loi par Washington à l’ensemble du secteur.
Trump a déclaré sans détour sur Truth Social : « Les facteurs politiques ont motivé ces affaires », dénigrant la démarche de l’administration précédente comme « absurde ». Cette position reflète un changement stratégique plus profond — faire passer la cryptomonnaie du statut de sujet marginal à celui de centre des politiques économiques et politiques américaines.
La libération du fondateur de Silk Road suscite la controverse
En janvier 2025, Trump a gracié Ross Ulbricht, le fondateur du marché noir Silk Road, qui purgeait une peine de plus de dix ans. Ulbricht, condamné à deux peines de prison à vie pour exploitation d’une plateforme de transactions illicites, blanchiment d’argent et crimes liés au trafic de drogues avec Bitcoin, a vu sa peine commuée.
Cette grâce a concrétisé l’engagement de Trump envers les électeurs libertariens et les défenseurs du Bitcoin, qui ont longtemps soutenu le mouvement « Libérez Ross ». Lors du Bitcoin 2025, Ulbricht a déclaré qu’il était encore en prison il y a quelques mois, mais qu’il était désormais libre grâce au soutien des participants et à la promesse tenue par Trump.
Les supporters voient dans cette décision une réparation méritée pour une figure liée à l’histoire du mouvement cryptographique. Cependant, d’anciens procureurs et commentateurs juridiques craignent qu’elle n’affaiblisse un cas emblématique de condamnation pour cybercriminalité. Le député Thomas Massie a salué publiquement cette décision sur les réseaux sociaux, soulignant que Trump avait tenu sa promesse.
La grâce à des dirigeants de plateformes de dérivés
Trois mois plus tard, en mars, Trump a annoncé la grâce de Arthur Hayes et Benjamin Delo, fondateurs d’une plateforme de dérivés bien connue, ainsi que de Samuel Reed et Greg Dwyer, employés de l’époque. En 2022, ces derniers avaient plaidé coupables pour violation de la loi sur le secret bancaire, notamment pour ne pas avoir mis en place des contrôles anti-blanchiment obligatoires.
La plateforme avait alors tenté de se repositionner, qualifiant l’affaire de « chose du passé ». Les accusés avaient reçu des peines avec sursis et des amendes, mais la grâce a effacé leur casier judiciaire. Hayes a rapidement remercié Trump sur les réseaux sociaux après l’annonce.
Ce geste marque clairement une rupture avec la politique de l’administration précédente, qui tentait d’imposer des normes strictes de conformité aux plateformes cryptographiques servant les clients américains.
La grâce du fondateur d’un grand échange suscite une tempête politique
Si les deux premières grâces ont suscité des critiques, celle de Changpeng Zhao (souvent appelé CZ), fondateur d’un grand échange mondial, en octobre 2025, a été la plus controversée. Zhao a reconnu en novembre 2023 avoir violé les règles anti-blanchiment, et a purgé une peine de quatre mois en prison en 2024.
La Maison-Blanche a présenté cette grâce comme la fin de la « campagne du gouvernement Biden contre l’industrie des cryptomonnaies ». Le sénateur Chris Murphy a porté des accusations contre cet échange, affirmant qu’il tentait d’influencer la politique cryptographique du gouvernement, en mentionnant une stablecoin liée à Trump et une transaction de deux milliards de dollars au Moyen-Orient impliquant ce Token.
Bien que ces accusations n’aient pas été prouvées, elles ont suscité une analyse approfondie des liens entre le gouvernement et les intérêts commerciaux de la famille Trump. Lors d’un entretien avec les médias, Trump a nié toute relation personnelle avec Zhao, le qualifiant de « personne respectée » et affirmant qu’il était « victime des actions de la précédente administration ». Lorsqu’on lui a demandé si ses enfants avaient des intérêts commerciaux dans cette affaire, Trump a répondu : « Ils gèrent des affaires, mais ne sont pas en fonction dans le gouvernement. »
Après sa grâce, Zhao a exprimé une « profonde gratitude », mais n’a pas repris la gestion de la plateforme.
Intersection du pouvoir et du doute
Les supporters affirment que le président a respecté son engagement de réduire la pression réglementaire fédérale. Les critiques avertissent que ces décisions brouillent la frontière entre politique et loyauté politique. La sénatrice Elizabeth Warren a publié une déclaration soulignant ce modèle inquiétant : d’abord une personne reconnue coupable de blanchiment, puis un soutien à un projet cryptographique d’un politicien et une campagne de lobbying pour une grâce, enfin la grâce elle-même. Elle met en garde le Congrès contre la nécessité de combler ces lacunes dans la législation sur la structure du marché, faute de quoi cette tendance pourrait s’aggraver.
Ces séries de grâces marquent une redéfinition fondamentale de l’attitude fédérale envers les actifs numériques en 2025, et annoncent une nouvelle phase de conflits en 2026 sur la manière dont le gouvernement doit réguler l’industrie cryptographique. De la sévérité de l’application de la loi à l’orientation politique, ces événements illustrent la montée en puissance du rôle de la cryptomonnaie dans la structure du pouvoir aux États-Unis.
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La vague d'amnisties de Trump en 2025 : un tournant pour l'industrie des cryptomonnaies
Changement de politique et redéfinition du cadre réglementaire fédéral
2025 marque un tournant fondamental dans l’attitude du gouvernement fédéral américain envers l’industrie des cryptomonnaies. Donald Trump, par une série d’exercices de son pouvoir de grâce présidentielle, a réécrit le statut juridique et politique des actifs numériques aux États-Unis. Ces décisions ont non seulement impacté le destin de personnes spécifiques, mais symbolisent également un ajustement de l’application de la loi par Washington à l’ensemble du secteur.
Trump a déclaré sans détour sur Truth Social : « Les facteurs politiques ont motivé ces affaires », dénigrant la démarche de l’administration précédente comme « absurde ». Cette position reflète un changement stratégique plus profond — faire passer la cryptomonnaie du statut de sujet marginal à celui de centre des politiques économiques et politiques américaines.
La libération du fondateur de Silk Road suscite la controverse
En janvier 2025, Trump a gracié Ross Ulbricht, le fondateur du marché noir Silk Road, qui purgeait une peine de plus de dix ans. Ulbricht, condamné à deux peines de prison à vie pour exploitation d’une plateforme de transactions illicites, blanchiment d’argent et crimes liés au trafic de drogues avec Bitcoin, a vu sa peine commuée.
Cette grâce a concrétisé l’engagement de Trump envers les électeurs libertariens et les défenseurs du Bitcoin, qui ont longtemps soutenu le mouvement « Libérez Ross ». Lors du Bitcoin 2025, Ulbricht a déclaré qu’il était encore en prison il y a quelques mois, mais qu’il était désormais libre grâce au soutien des participants et à la promesse tenue par Trump.
Les supporters voient dans cette décision une réparation méritée pour une figure liée à l’histoire du mouvement cryptographique. Cependant, d’anciens procureurs et commentateurs juridiques craignent qu’elle n’affaiblisse un cas emblématique de condamnation pour cybercriminalité. Le député Thomas Massie a salué publiquement cette décision sur les réseaux sociaux, soulignant que Trump avait tenu sa promesse.
La grâce à des dirigeants de plateformes de dérivés
Trois mois plus tard, en mars, Trump a annoncé la grâce de Arthur Hayes et Benjamin Delo, fondateurs d’une plateforme de dérivés bien connue, ainsi que de Samuel Reed et Greg Dwyer, employés de l’époque. En 2022, ces derniers avaient plaidé coupables pour violation de la loi sur le secret bancaire, notamment pour ne pas avoir mis en place des contrôles anti-blanchiment obligatoires.
La plateforme avait alors tenté de se repositionner, qualifiant l’affaire de « chose du passé ». Les accusés avaient reçu des peines avec sursis et des amendes, mais la grâce a effacé leur casier judiciaire. Hayes a rapidement remercié Trump sur les réseaux sociaux après l’annonce.
Ce geste marque clairement une rupture avec la politique de l’administration précédente, qui tentait d’imposer des normes strictes de conformité aux plateformes cryptographiques servant les clients américains.
La grâce du fondateur d’un grand échange suscite une tempête politique
Si les deux premières grâces ont suscité des critiques, celle de Changpeng Zhao (souvent appelé CZ), fondateur d’un grand échange mondial, en octobre 2025, a été la plus controversée. Zhao a reconnu en novembre 2023 avoir violé les règles anti-blanchiment, et a purgé une peine de quatre mois en prison en 2024.
La Maison-Blanche a présenté cette grâce comme la fin de la « campagne du gouvernement Biden contre l’industrie des cryptomonnaies ». Le sénateur Chris Murphy a porté des accusations contre cet échange, affirmant qu’il tentait d’influencer la politique cryptographique du gouvernement, en mentionnant une stablecoin liée à Trump et une transaction de deux milliards de dollars au Moyen-Orient impliquant ce Token.
Bien que ces accusations n’aient pas été prouvées, elles ont suscité une analyse approfondie des liens entre le gouvernement et les intérêts commerciaux de la famille Trump. Lors d’un entretien avec les médias, Trump a nié toute relation personnelle avec Zhao, le qualifiant de « personne respectée » et affirmant qu’il était « victime des actions de la précédente administration ». Lorsqu’on lui a demandé si ses enfants avaient des intérêts commerciaux dans cette affaire, Trump a répondu : « Ils gèrent des affaires, mais ne sont pas en fonction dans le gouvernement. »
Après sa grâce, Zhao a exprimé une « profonde gratitude », mais n’a pas repris la gestion de la plateforme.
Intersection du pouvoir et du doute
Les supporters affirment que le président a respecté son engagement de réduire la pression réglementaire fédérale. Les critiques avertissent que ces décisions brouillent la frontière entre politique et loyauté politique. La sénatrice Elizabeth Warren a publié une déclaration soulignant ce modèle inquiétant : d’abord une personne reconnue coupable de blanchiment, puis un soutien à un projet cryptographique d’un politicien et une campagne de lobbying pour une grâce, enfin la grâce elle-même. Elle met en garde le Congrès contre la nécessité de combler ces lacunes dans la législation sur la structure du marché, faute de quoi cette tendance pourrait s’aggraver.
Ces séries de grâces marquent une redéfinition fondamentale de l’attitude fédérale envers les actifs numériques en 2025, et annoncent une nouvelle phase de conflits en 2026 sur la manière dont le gouvernement doit réguler l’industrie cryptographique. De la sévérité de l’application de la loi à l’orientation politique, ces événements illustrent la montée en puissance du rôle de la cryptomonnaie dans la structure du pouvoir aux États-Unis.