Les récentes fortes baisses du marché boursier américain semblent, en surface, être alimentées par deux lignes de risque parallèles.
**Le conflit tarifaire alimente l’aversion au risque**
Commençons par la première. La question de l’achat du Groenland a fait monter les anticipations de tarifs douaniers, ce qui a directement pesé sur le marché américain. Selon les estimations, cet élément représenterait environ 40 % de la baisse d’aujourd’hui. Ce qui inquiète réellement, ce n’est pas le chiffre des tarifs en soi, mais la possibilité d’une détérioration des relations entre l’Europe et les États-Unis — tout le monde sait que si la guerre commerciale s’intensifie vraiment, cela pourrait devenir très problématique par la suite.
Comment cela pourrait-il évoluer ? Le marché envisage plusieurs scénarios : le plus optimiste (probabilité 50 %) serait que Trump abandonne l’idée du Groenland et se tourne vers d’autres revendications, avec une concession mutuelle entre l’Europe et les États-Unis ; ensuite, la Cour fédérale pourrait rendre une décision favorable sur la loi tarifaire, ce qui atténuerait temporairement cette vague de choc, mais la date précise reste incertaine (probabilité 25 %) ; le pire scénario (25 %) serait que l’Europe refuse directement tout compromis, ce qui pourrait intensifier la crise à court terme, mais à long terme, une solution pacifique reste possible.
**La crise de la dette japonaise est le véritable bombe à retardement**
Mais tout cela n’est que de la surface. La véritable source de turbulence sur les marchés financiers mondiaux est la crise de la dette au Japon qui commence à déborder à l’échelle mondiale.
Le marché a récemment pris conscience d’un risque auparavant sous-estimé : le fait que la dette japonaise pourrait évoluer d’une simple « crise interne des obligations » à un « problème impactant le système des taux d’intérêt mondiaux ». Cela peut sembler exagéré, mais la logique est claire.
La Banque du Japon ((BOJ)) se trouve maintenant dans une impasse classique — avec peu de marges de manœuvre :
Si elle augmente ses taux pour sauver le yen, les rendements des obligations japonaises continueront de baisser, ce qui pourrait faire éclater la garantie des banques, forçant la fermeture des positions de carry trade, et la réduction des spreads pourrait rapidement rendre la liquidité du marché tendue ; si elle étend ses achats pour soutenir le marché obligataire, cela inondera davantage le yen, risquant de faire déraper complètement le taux de change, qui pourrait même tomber sous la barre psychologique des 160.
En réalité, le Japon tente déjà une « sauvetage par la corde » — en faisant vendre ses obligations américaines par le ministère des Finances, puis en coordonnant avec de grands acteurs du marché pour acheter des yens et des obligations japonaises, dans l’espoir de stabiliser à la fois la monnaie et la chute des obligations. C’est l’une des raisons pour lesquelles les rendements des obligations américaines continuent de monter.
**L’effet de contagion clé**
Il faut préciser ici : le Japon ne vend pas massivement et systématiquement ses obligations américaines, mais le marché commence à trader cette « possibilité forcée ». Et cette anticipation suffit déjà à faire grimper les rendements des obligations américaines.
Si le yen continue de s’affaiblir et que les obligations japonaises restent faibles, les rendements américains suivront presque certainement la tendance. Cela exercera à son tour une pression sur les actifs risqués mondiaux — y compris les actions et les actifs numériques. Ainsi, plutôt que de dire que le marché boursier américain baisse, il faut plutôt voir cela comme un resserrement de la liquidité mondiale, avec le « centre de découverte des prix » des obligations américaines en train de réévaluer un risque de niveau décennal.
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WalletInspector
· Il y a 11h
Le Japon a vraiment réussi cette "stratégie de sauver le pays par la courbe", en entraînant le monde entier dedans, les droits de douane, c'est rien...
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Personne ne peut échapper à cette vague de resserrement de la liquidité, la pression sur les actifs numériques est énorme
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Attendez, cette triple impasse de la Banque centrale du Japon... on a l'impression que peu importe la décision, c'est une voie sans issue ?
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Le rendement des obligations américaines continue de monter, c'est vraiment une arme fatale, bien plus dégoûtante que la guerre commerciale
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Si le carry trade est vraiment fermé, combien de liquidités vont s'évaporer... Juste y penser donne la chair de poule
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Le marché parie actuellement que le simple fait de trader la "possibilité" peut faire monter les rendements, c'est tellement fragile
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Une nouvelle revalorisation du risque à l'échelle de dix ans ? 2025 va vraiment être difficile
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La chute du yen sous 160 n'est pas un rêve, à ce moment-là, tous les actifs mondiaux devront être réévalués
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Il semble que le conflit tarifaire ne soit qu'un écran de fumée, la bombe de la dette japonaise est le vrai plat principal
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Une explosion du risque systémique si jamais les garanties bancaires explosent, c'est une question de minutes
Ce mouvement au Japon est vraiment insoutenable, si la stratégie de carry trade explose, notre secteur des cryptomonnaies sera directement sacrifié.
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unrekt.eth
· Il y a 12h
Cette opération au Japon est vraiment impressionnante. En apparence, ils se débarrassent des obligations américaines, mais en réalité, ils ne l'ont même pas encore commencé, ce qui a déjà effrayé le marché... Le resserrement de la liquidité est en réalité la véritable arme fatale pour le monde des cryptomonnaies.
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LayerZeroHero
· Il y a 12h
Ce mouvement au Japon va vraiment exploser, la fermeture de la position de carry trade entraîne une tension immédiate sur la liquidité, c'est ce que nous ressentons le plus dans le monde des cryptomonnaies.
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MoneyBurner
· Il y a 12h
Le mouvement au Japon a vraiment été la mèche, dès que la position de carry trade est fermée, nous, ceux qui vivent de l'arbitrage, sommes directement à court de ressources. La hausse des rendements obligataires américains met une pression énorme sur les actifs numériques, je regarde maintenant jusqu'où la liquidité peut se resserrer.
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En ce qui concerne les droits de douane, tout cela semble être un feu de paille, la dette japonaise est la vraie menace. La BOJ est maintenant dans un cercle vicieux, peu importe le choix, ils sont piégés, attendons de voir la réévaluation des obligations américaines.
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Le resserrement de la liquidité est le plus dur pour nous, il faut changer le rythme de la construction de position. Si le Japon décide vraiment de vendre ses obligations américaines cette fois, tous les actifs risqués mondiaux devront suivre et se déprécier.
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Il s'avère que la chute du marché américain n'est pas vraiment due à ces petits droits de douane, tout est tiré par cette bombe à retardement japonaise. Ce n'est qu'une question de jeu d'attentes, mais ces attentes suffisent à tuer.
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Où est l'opportunité d'une undervaluation, alors que la liquidité est si tendue, rien ne sert à rien. Je parie que cette correction durera au maximum encore deux mois.
Les récentes fortes baisses du marché boursier américain semblent, en surface, être alimentées par deux lignes de risque parallèles.
**Le conflit tarifaire alimente l’aversion au risque**
Commençons par la première. La question de l’achat du Groenland a fait monter les anticipations de tarifs douaniers, ce qui a directement pesé sur le marché américain. Selon les estimations, cet élément représenterait environ 40 % de la baisse d’aujourd’hui. Ce qui inquiète réellement, ce n’est pas le chiffre des tarifs en soi, mais la possibilité d’une détérioration des relations entre l’Europe et les États-Unis — tout le monde sait que si la guerre commerciale s’intensifie vraiment, cela pourrait devenir très problématique par la suite.
Comment cela pourrait-il évoluer ? Le marché envisage plusieurs scénarios : le plus optimiste (probabilité 50 %) serait que Trump abandonne l’idée du Groenland et se tourne vers d’autres revendications, avec une concession mutuelle entre l’Europe et les États-Unis ; ensuite, la Cour fédérale pourrait rendre une décision favorable sur la loi tarifaire, ce qui atténuerait temporairement cette vague de choc, mais la date précise reste incertaine (probabilité 25 %) ; le pire scénario (25 %) serait que l’Europe refuse directement tout compromis, ce qui pourrait intensifier la crise à court terme, mais à long terme, une solution pacifique reste possible.
**La crise de la dette japonaise est le véritable bombe à retardement**
Mais tout cela n’est que de la surface. La véritable source de turbulence sur les marchés financiers mondiaux est la crise de la dette au Japon qui commence à déborder à l’échelle mondiale.
Le marché a récemment pris conscience d’un risque auparavant sous-estimé : le fait que la dette japonaise pourrait évoluer d’une simple « crise interne des obligations » à un « problème impactant le système des taux d’intérêt mondiaux ». Cela peut sembler exagéré, mais la logique est claire.
La Banque du Japon ((BOJ)) se trouve maintenant dans une impasse classique — avec peu de marges de manœuvre :
Si elle augmente ses taux pour sauver le yen, les rendements des obligations japonaises continueront de baisser, ce qui pourrait faire éclater la garantie des banques, forçant la fermeture des positions de carry trade, et la réduction des spreads pourrait rapidement rendre la liquidité du marché tendue ; si elle étend ses achats pour soutenir le marché obligataire, cela inondera davantage le yen, risquant de faire déraper complètement le taux de change, qui pourrait même tomber sous la barre psychologique des 160.
En réalité, le Japon tente déjà une « sauvetage par la corde » — en faisant vendre ses obligations américaines par le ministère des Finances, puis en coordonnant avec de grands acteurs du marché pour acheter des yens et des obligations japonaises, dans l’espoir de stabiliser à la fois la monnaie et la chute des obligations. C’est l’une des raisons pour lesquelles les rendements des obligations américaines continuent de monter.
**L’effet de contagion clé**
Il faut préciser ici : le Japon ne vend pas massivement et systématiquement ses obligations américaines, mais le marché commence à trader cette « possibilité forcée ». Et cette anticipation suffit déjà à faire grimper les rendements des obligations américaines.
Si le yen continue de s’affaiblir et que les obligations japonaises restent faibles, les rendements américains suivront presque certainement la tendance. Cela exercera à son tour une pression sur les actifs risqués mondiaux — y compris les actions et les actifs numériques. Ainsi, plutôt que de dire que le marché boursier américain baisse, il faut plutôt voir cela comme un resserrement de la liquidité mondiale, avec le « centre de découverte des prix » des obligations américaines en train de réévaluer un risque de niveau décennal.