Selon un rapport de PANews, il a été révélé à partir du procès-verbal du Comité fédéral de l’ouverture du marché (FOMC) tenu les 9 et 10 décembre que la probabilité de maintenir les taux d’intérêt lors de la prochaine réunion en janvier 2026 est en augmentation. Bien que presque tous les responsables considèrent qu’une baisse supplémentaire des taux serait appropriée si l’inflation continue de diminuer de manière soutenue, leurs avis divergent encore quant au moment et à l’ampleur de cette baisse. Cette incertitude constitue la caractéristique principale des décisions de politique monétaire actuelles de la Fed (Réserve fédérale).
Soutien à la baisse des taux et « équilibre délicat »
Ce qui est intéressant dans le procès-verbal, c’est qu’une partie des responsables ayant soutenu une baisse des taux d’intérêt a évoqué que « cette décision est un ‘équilibre délicat’ ». Cela suggère que l’option de maintenir les taux inchangés aurait également été tout à fait justifiable. En effet, le procès-verbal mentionne que certains responsables ont déclaré qu’ils pouvaient également soutenir le maintien de la fourchette cible des taux.
Cette situation complexe illustre à quel point la Fed doit prendre des décisions difficiles. Certains responsables estiment qu’après la réduction de la fourchette des taux lors de cette réunion, « il serait approprié de maintenir la fourchette cible pendant un certain temps ». En d’autres termes, une approche progressive est privilégiée, avec une période d’observation après une première baisse.
La médiane des prévisions publiée après la réunion indiquait une baisse de 25 points de base en 2026, mais les prévisions individuelles varient considérablement. Cette large distribution des prévisions reflète la profondeur des divergences d’opinion entre les responsables. Par ailleurs, de nombreux investisseurs anticipent au moins deux baisses de taux au cours de l’année prochaine, ce qui crée un décalage évident entre le marché et les perspectives des autorités.
Inflation et chômage — deux menaces qui déchirent les responsables politiques
Le procès-verbal a également mis en lumière l’existence de divergences profondes parmi les responsables quant à savoir si l’inflation ou le chômage constitue la menace la plus grave pour l’économie américaine. La majorité des participants ont souligné que « passer à une politique plus neutre pourrait aider à éviter une détérioration grave du marché du travail ».
Cependant, plusieurs participants ont exprimé des préoccupations opposées. Ils ont évoqué « le risque que l’inflation élevée s’ancre », et ont averti que des baisses supplémentaires des taux dans ce contexte pourraient être « interprétées comme un affaiblissement de l’engagement à atteindre l’objectif d’inflation de 2% ». Ces déclarations montrent une prudence quant à la compromission de la stabilité des prix, soulignant l’importance de maintenir la crédibilité de la politique monétaire.
En résumé, les responsables oscillent entre la nécessité de poursuivre une politique accommodante pour préserver le marché du travail et celle de rester ferme pour contrôler l’inflation.
La diversité des données accroît l’incertitude dans la prise de décision
En raison de la fermeture du gouvernement de mi-octobre à la mi-novembre, les responsables n’ont pas pu obtenir des statistiques économiques à leur niveau habituel. Ce déficit de données constitue l’un des facteurs rendant la décision politique encore plus difficile.
Depuis la réunion, les nouvelles données publiées n’ont pas toujours contribué à une convergence des opinions. Au contraire, elles envoient des signaux contradictoires. Le taux de chômage de novembre a augmenté à 4,6%, atteignant un niveau élevé depuis 2021. Ce chiffre a renforcé la position en faveur d’une baisse des taux. Par ailleurs, le taux d’inflation des prix à la consommation a été inférieur aux prévisions du marché, suggérant un affaiblissement des pressions inflationnistes.
D’autre part, la croissance économique du troisième trimestre a atteint un taux annuel de 4,3%, un niveau élevé pour la première fois en deux ans. Cette croissance robuste pourrait renforcer les préoccupations inflationnistes parmi les responsables opposés à une baisse des taux en décembre. Une croissance économique soutenue est souvent interprétée comme un signe de risques inflationnistes à moyen terme.
Consensus du marché en faveur d’un statu quo
Dans ce contexte complexe, le marché anticipe progressivement une probabilité accrue que la Fed maintienne les taux lors de la réunion de janvier 2026. La divergence des opinions parmi les responsables, les signaux contradictoires des données, et la difficulté à prendre une décision politique conduisent à une posture plus prudente.
Les responsables ont indiqué que de nouvelles données publiées dans les semaines à venir pourraient s’avérer utiles, mais qu’aucune orientation claire n’est encore visible. Face au dilemme entre inflation et chômage, l’option de maintenir les taux inchangés pourrait être une décision stratégique en attendant davantage d’informations.
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La probabilité accrue de politique de taux d'intérêt aux États-Unis en 2026 — La réunion du FOMC reflète le conflit des responsables politiques
Selon un rapport de PANews, il a été révélé à partir du procès-verbal du Comité fédéral de l’ouverture du marché (FOMC) tenu les 9 et 10 décembre que la probabilité de maintenir les taux d’intérêt lors de la prochaine réunion en janvier 2026 est en augmentation. Bien que presque tous les responsables considèrent qu’une baisse supplémentaire des taux serait appropriée si l’inflation continue de diminuer de manière soutenue, leurs avis divergent encore quant au moment et à l’ampleur de cette baisse. Cette incertitude constitue la caractéristique principale des décisions de politique monétaire actuelles de la Fed (Réserve fédérale).
Soutien à la baisse des taux et « équilibre délicat »
Ce qui est intéressant dans le procès-verbal, c’est qu’une partie des responsables ayant soutenu une baisse des taux d’intérêt a évoqué que « cette décision est un ‘équilibre délicat’ ». Cela suggère que l’option de maintenir les taux inchangés aurait également été tout à fait justifiable. En effet, le procès-verbal mentionne que certains responsables ont déclaré qu’ils pouvaient également soutenir le maintien de la fourchette cible des taux.
Cette situation complexe illustre à quel point la Fed doit prendre des décisions difficiles. Certains responsables estiment qu’après la réduction de la fourchette des taux lors de cette réunion, « il serait approprié de maintenir la fourchette cible pendant un certain temps ». En d’autres termes, une approche progressive est privilégiée, avec une période d’observation après une première baisse.
La médiane des prévisions publiée après la réunion indiquait une baisse de 25 points de base en 2026, mais les prévisions individuelles varient considérablement. Cette large distribution des prévisions reflète la profondeur des divergences d’opinion entre les responsables. Par ailleurs, de nombreux investisseurs anticipent au moins deux baisses de taux au cours de l’année prochaine, ce qui crée un décalage évident entre le marché et les perspectives des autorités.
Inflation et chômage — deux menaces qui déchirent les responsables politiques
Le procès-verbal a également mis en lumière l’existence de divergences profondes parmi les responsables quant à savoir si l’inflation ou le chômage constitue la menace la plus grave pour l’économie américaine. La majorité des participants ont souligné que « passer à une politique plus neutre pourrait aider à éviter une détérioration grave du marché du travail ».
Cependant, plusieurs participants ont exprimé des préoccupations opposées. Ils ont évoqué « le risque que l’inflation élevée s’ancre », et ont averti que des baisses supplémentaires des taux dans ce contexte pourraient être « interprétées comme un affaiblissement de l’engagement à atteindre l’objectif d’inflation de 2% ». Ces déclarations montrent une prudence quant à la compromission de la stabilité des prix, soulignant l’importance de maintenir la crédibilité de la politique monétaire.
En résumé, les responsables oscillent entre la nécessité de poursuivre une politique accommodante pour préserver le marché du travail et celle de rester ferme pour contrôler l’inflation.
La diversité des données accroît l’incertitude dans la prise de décision
En raison de la fermeture du gouvernement de mi-octobre à la mi-novembre, les responsables n’ont pas pu obtenir des statistiques économiques à leur niveau habituel. Ce déficit de données constitue l’un des facteurs rendant la décision politique encore plus difficile.
Depuis la réunion, les nouvelles données publiées n’ont pas toujours contribué à une convergence des opinions. Au contraire, elles envoient des signaux contradictoires. Le taux de chômage de novembre a augmenté à 4,6%, atteignant un niveau élevé depuis 2021. Ce chiffre a renforcé la position en faveur d’une baisse des taux. Par ailleurs, le taux d’inflation des prix à la consommation a été inférieur aux prévisions du marché, suggérant un affaiblissement des pressions inflationnistes.
D’autre part, la croissance économique du troisième trimestre a atteint un taux annuel de 4,3%, un niveau élevé pour la première fois en deux ans. Cette croissance robuste pourrait renforcer les préoccupations inflationnistes parmi les responsables opposés à une baisse des taux en décembre. Une croissance économique soutenue est souvent interprétée comme un signe de risques inflationnistes à moyen terme.
Consensus du marché en faveur d’un statu quo
Dans ce contexte complexe, le marché anticipe progressivement une probabilité accrue que la Fed maintienne les taux lors de la réunion de janvier 2026. La divergence des opinions parmi les responsables, les signaux contradictoires des données, et la difficulté à prendre une décision politique conduisent à une posture plus prudente.
Les responsables ont indiqué que de nouvelles données publiées dans les semaines à venir pourraient s’avérer utiles, mais qu’aucune orientation claire n’est encore visible. Face au dilemme entre inflation et chômage, l’option de maintenir les taux inchangés pourrait être une décision stratégique en attendant davantage d’informations.