Le Congrès américain se trouve à un carrefour législatif concernant la régulation des actifs numériques. Les sénateurs démocrates ont présenté une série d’amendements au projet de loi sur la structure des marchés cryptographiques poussés par les républicains au sein de la commission de l’Agriculture, visant à intégrer des garanties anti-corruption et de nouvelles exigences de surveillance reflétant leurs priorités politiques. Cette réaction met en lumière la complexité de la construction d’un cadre réglementaire consensuel pour le secteur des cryptomonnaies aux États-Unis.
Propositions démocratiques : lutte contre la corruption et contrôle renforcé
Le sénateur Michael Bennet mène une initiative visant à limiter l’implication des hauts responsables gouvernementaux dans les activités liées aux actifs numériques, visant à établir des barrières contre les conflits d’intérêts. Parallèlement, la sénatrice Amy Klobuchar, principale démocrate du comité, propose des exigences plus contraignantes concernant le quorum des commissaires à la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) avant la mise en œuvre des réglementations sur les actifs numériques. Le sénateur Richard Durbin, quant à lui, cherche à interdire les renflouements ciblant les émetteurs d’actifs numériques, une mesure défensive contre d’éventuelles crises dans le secteur.
Ces amendements reflètent les préoccupations des démocrates quant à la rapidité et à la portée de la structure réglementaire proposée. Les législateurs démocrates soutiennent que l’institutionnalise de ces garanties est essentielle pour protéger le marché crypto contre les abus et garantir la stabilité financière durant cette phase d’expansion réglementaire.
Contre-propositions républicaines et sécurité nationale
Les républicains, cependant, ont présenté leurs propres modifications au projet législatif. Le sénateur Tommy Tuberville propose des restrictions sur les plateformes de cryptomonnaies affiliées à des adversaires étrangers des États-Unis, en privilégiant les considérations de sécurité nationale dans la structure du marché crypto. Cet amendement reflète une perspective différente sur les risques auxquels le secteur est confronté, en mettant l’accent sur les menaces géopolitiques plutôt que sur les protections anti-corruption nationales.
Parcours législatif : deux comités, plusieurs étapes
Le Comité sénatorial de l’agriculture doit mener l’examen du projet de loi, au cours duquel tous les amendements soumis seront examinés avant un éventuel vote visant à faire passer la législation au Sénat. Cependant, le Comité bancaire du Sénat doit également approuver sa propre version de la proposition, un processus qui a historiquement suscité un débat intense. Un effort d’examen antérieur a été perturbé par des désaccords entre commissions, illustrant la complexité de la coordination de la régulation entre organes législatifs spécialisés.
Ce n’est qu’après que les deux commissions auront adopté la Digital Asset Market Clarity Act que la proposition pourra passer au vote au Sénat. Ce processus bicaméral souligne la structure institutionnelle nécessaire pour légiférer sur les actifs numériques : plusieurs points de veto où l’initiative peut être bloquée, mais aussi de multiples opportunités d’affiner les dispositions.
Cadre réglementaire international : perspective russe
Alors que le Congrès américain négocie son approche législative, d’autres juridictions avancent avec leurs propres structures réglementaires. La Russie prévoit d’introduire un cadre réglementaire complet pour le marché des cryptomonnaies d’ici le 1er juillet 2027, établissant des écarts réglementaires entre investisseurs qualifiés et non qualifiés. La banque centrale russe envisage d’approuver une liste sélecte des principales cryptomonnaies telles que le bitcoin et l’ethereum pour le trading général, tout en interdisant les cryptomonnaies de confidentialité telles que monero et zcash, imposant de lourdes sanctions pour les activités cryptographiques illicites.
Ce contraste réglementaire international souligne comment différentes juridictions définissent leurs propres structures face à l’expansion du marché crypto, chacune reflétant des priorités géopolitiques et politiques distinctes.
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La restructuration du marché crypto avance au Sénat avec des propositions de crossover des deux côtés
Le Congrès américain se trouve à un carrefour législatif concernant la régulation des actifs numériques. Les sénateurs démocrates ont présenté une série d’amendements au projet de loi sur la structure des marchés cryptographiques poussés par les républicains au sein de la commission de l’Agriculture, visant à intégrer des garanties anti-corruption et de nouvelles exigences de surveillance reflétant leurs priorités politiques. Cette réaction met en lumière la complexité de la construction d’un cadre réglementaire consensuel pour le secteur des cryptomonnaies aux États-Unis.
Propositions démocratiques : lutte contre la corruption et contrôle renforcé
Le sénateur Michael Bennet mène une initiative visant à limiter l’implication des hauts responsables gouvernementaux dans les activités liées aux actifs numériques, visant à établir des barrières contre les conflits d’intérêts. Parallèlement, la sénatrice Amy Klobuchar, principale démocrate du comité, propose des exigences plus contraignantes concernant le quorum des commissaires à la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) avant la mise en œuvre des réglementations sur les actifs numériques. Le sénateur Richard Durbin, quant à lui, cherche à interdire les renflouements ciblant les émetteurs d’actifs numériques, une mesure défensive contre d’éventuelles crises dans le secteur.
Ces amendements reflètent les préoccupations des démocrates quant à la rapidité et à la portée de la structure réglementaire proposée. Les législateurs démocrates soutiennent que l’institutionnalise de ces garanties est essentielle pour protéger le marché crypto contre les abus et garantir la stabilité financière durant cette phase d’expansion réglementaire.
Contre-propositions républicaines et sécurité nationale
Les républicains, cependant, ont présenté leurs propres modifications au projet législatif. Le sénateur Tommy Tuberville propose des restrictions sur les plateformes de cryptomonnaies affiliées à des adversaires étrangers des États-Unis, en privilégiant les considérations de sécurité nationale dans la structure du marché crypto. Cet amendement reflète une perspective différente sur les risques auxquels le secteur est confronté, en mettant l’accent sur les menaces géopolitiques plutôt que sur les protections anti-corruption nationales.
Parcours législatif : deux comités, plusieurs étapes
Le Comité sénatorial de l’agriculture doit mener l’examen du projet de loi, au cours duquel tous les amendements soumis seront examinés avant un éventuel vote visant à faire passer la législation au Sénat. Cependant, le Comité bancaire du Sénat doit également approuver sa propre version de la proposition, un processus qui a historiquement suscité un débat intense. Un effort d’examen antérieur a été perturbé par des désaccords entre commissions, illustrant la complexité de la coordination de la régulation entre organes législatifs spécialisés.
Ce n’est qu’après que les deux commissions auront adopté la Digital Asset Market Clarity Act que la proposition pourra passer au vote au Sénat. Ce processus bicaméral souligne la structure institutionnelle nécessaire pour légiférer sur les actifs numériques : plusieurs points de veto où l’initiative peut être bloquée, mais aussi de multiples opportunités d’affiner les dispositions.
Cadre réglementaire international : perspective russe
Alors que le Congrès américain négocie son approche législative, d’autres juridictions avancent avec leurs propres structures réglementaires. La Russie prévoit d’introduire un cadre réglementaire complet pour le marché des cryptomonnaies d’ici le 1er juillet 2027, établissant des écarts réglementaires entre investisseurs qualifiés et non qualifiés. La banque centrale russe envisage d’approuver une liste sélecte des principales cryptomonnaies telles que le bitcoin et l’ethereum pour le trading général, tout en interdisant les cryptomonnaies de confidentialité telles que monero et zcash, imposant de lourdes sanctions pour les activités cryptographiques illicites.
Ce contraste réglementaire international souligne comment différentes juridictions définissent leurs propres structures face à l’expansion du marché crypto, chacune reflétant des priorités géopolitiques et politiques distinctes.