Il y a récemment une controverse assez intéressante dans le secteur. Quatre mois se sont écoulés depuis le crash record du 10 octobre, mais dans la communauté, chacun maintient sa version des faits, et cela a même évolué en échanges d’accusations publiques.



Le PDG d’une grande plateforme d’échange a lancé une attaque sur Twitter, pointant du doigt une cible précise dans la vague de liquidations de 19,16 milliards de dollars ce jour-là — le jeton USDe d’Ethena. Sa logique centrale est que les traders ont été incités à échanger des stablecoins contre USDe pour réaliser des gains, puis à utiliser USDe comme garantie pour emprunter davantage de stablecoins, puis à échanger à nouveau contre USDe, créant ainsi un cycle de levier auto-renforcé. Apparemment similaire à l’utilisation de stablecoins traditionnels, mais en réalité beaucoup plus risqué. Lorsqu’une volatilité survient, cette structure s’effondre comme un jeu de dominos.

Il a même publié une déclaration plus directe : pas de complexité, pas d’accident, juste une activité marketing irresponsable de certaines entreprises. Ce jour-là, des centaines de milliards de dollars ont été liquidés, et en tant que PDG d’une plateforme d’échange, il affirme que la microstructure du marché a changé à partir de ce moment.

Mais cette version a immédiatement été contestée. Haseeb Qureshi, associé chez Dragonfly, a qualifié cette thèse d’"absurde", estimant qu’il est tiré par les cheveux de tout attribuer à un seul mauvais acteur. Il a souligné que si une défaillance d’un jeton avait déclenché une réaction en chaîne, la pression aurait dû apparaître simultanément sur toutes les plateformes. Or, en réalité, USDe n’a dévié de sa parité que sur une seule CEX, pas ailleurs. Pourtant, la spirale de liquidation s’est produite sur toutes les plateformes. Comment l’expliquer ?

L’explication alternative de Qureshi est plus macroéconomique : c’est une mauvaise nouvelle macro qui a effrayé un marché déjà fortement levier. La liquidité a soudainement disparu, forçant des liquidations qui ont provoqué d’autres liquidations, créant un cycle réflexif. Aucun acheteur naturel ne souhaite prendre le risque dans ce chaos.

Une autre plateforme concurrente a également pris la parole, attribuant le crash du 10 octobre à une vente massive motivée par des facteurs macro, un excès de levier et une pénurie de liquidités, niant toute défaillance du système de trading principal. Sur Twitter, elle a aussi pointé du doigt de manière acerbe que Dragonfly était un investisseur majeur dans une grande plateforme, laissant entendre qu’il y aurait un conflit d’intérêts.

Mais le PDG visé a rapidement répliqué, affirmant que Dragonfly n’a jamais investi dans leur plateforme, et que ces détails peuvent être vérifiés.

Certains observateurs du marché pensent cependant que ce n’est pas une question de choix binaire. Certains disent que l’effondrement du marché est dû à une surutilisation du levier dans l’ensemble du secteur sur les altcoins, et que dès que la macroéconomie a montré des signes de faiblesse, il n’y avait plus de soutien organique durable pour acheter. Cette explication semble indiquer que le problème ne réside pas dans un produit ou une plateforme spécifique, mais dans la fragilité structurelle du marché dans son ensemble.
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