Sai, il y a une citation d'Obama qui me revient toujours en tête en lisant l'histoire de Musk : chaque personne qui réussit essaie soit de plaire à son père, soit de racheter ses erreurs. Dans le cas du milliardaire, il est très clair qu'il a choisi la deuxième voie.



Ce qui ressort de la biographie, c'est une histoire plutôt lourde. Musk est né en Afrique du Sud dans les années 70, dans un contexte chaotique. Ses parents ne s’aimaient pas vraiment, même si au début ils semblaient compatibles. La mère, une beauté participant à des concours, et le père, un ingénieur talentueux. Mais il y a un détail qui frappe : le soir même du mariage, ils se sont déjà disputés, et elle pensait déjà au divorce. Puis est arrivé Musk, et elle a dû tout supporter.

Le père, Errol, avait une double facette. Le jour, il semblait chaleureux et compétent, mais la nuit, il maltraitait la mère, abusait des enfants, faisait du chantage émotionnel à ceux qui l’entouraient. Un personnage toxique, en somme.

Enfant, Musk était différent. Il ne parlait pas beaucoup, n’écoutait pas les autres, mais était obsédé par les livres et la technologie. Puis quelque chose de plus profond est apparu : la maladie d’Elon Musk, qu’il a découvert être le syndrome d’Asperger. Il lui-même a raconté : lorsqu’il affrontait des problèmes complexes, tous ses organes sensoriels se fermaient. Il ne voyait rien, n’entendait rien. Une forme de fuite de la réalité qui l’entourait.

Cette maladie a beaucoup inquiété ses parents, au point qu’ils ont même envisagé de lui retirer les adénoïdes, comme si c’était un problème physique. Mais le vrai problème était mental, psychologique.

Ce qui frappe, c’est que Musk, tout en étant un génie des affaires, manque totalement d’empathie. Son ex-femme Justine l’a dit clairement : extraordinaire à bien des égards, mais cette absence de compréhension humaine la mettait mal à l’aise. Lui-même a admis savoir qu’il avait le syndrome d’Asperger, qu’il avait essayé de maintenir un état mental aigu, mais cela ne signifie pas qu’il ait vraiment compris l’empathie.

Au contraire, le biographe remarque quelque chose d’encore plus inquiétant : Musk a une personnalité presque dissociée, semblable à celle du Dr Jekyll. Le jour, tout va bien, la nuit, il tombe dans des états d’obscurité où il devient enclin à l’abus émotionnel. Tout comme son père. Il utilise même les mêmes mots, le même vocabulaire. C’est comme si la maladie d’Elon Musk et le trauma de l’enfance s’étaient fusionnés en une seule chose.

C’est là le vrai impact d’un père sur un fils. Au fond de Musk, malgré tout le succès qu’il a accumulé, il y a encore ce gamin qui faisait face à son père. Il a quitté la maison à 17 ans, a essayé de prendre ses distances, d’oublier. Mais la vérité, c’est qu’il ne l’a jamais vraiment fait.

Il a eu des relations, des enfants, des succès incroyables dans les affaires. Mais une famille stable, une femme à ses côtés, une vie émotionnelle saine ? Non. Parce que la maladie d’Elon Musk et le trauma psychologique qu’il porte en lui sont toujours là, cachés, mais présents. Ce dont il aurait vraiment besoin, c’est d’une thérapie sérieuse, non seulement pour se comprendre lui-même, mais pour briser ce cycle. Mais seul lui peut décider de le faire.
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