Récemment, la situation au Moyen-Orient s'est intensifiée, l'humeur du marché fluctuant fortement, j'ai remarqué un phénomène intéressant : lorsque les risques géopolitiques locaux sont à leur maximum, les actifs cryptographiques affichent une performance robuste.



Les progrès des négociations entre les États-Unis et l'Iran sont devenus le point focal de ces deux derniers jours. Les États-Unis ont imposé un blocus maritime sur les ports iraniens, et l'armée américaine a déployé plus de 15 navires de guerre dans le détroit d'Hormuz pour intercepter. Selon les dernières nouvelles, une nouvelle ronde de négociations directes pourrait avoir lieu le 16 à Islamabad, Trump déclarant que les deux parties souhaitent ardemment parvenir à un accord, la question nucléaire étant le nœud du problème.

La crise d'approvisionnement énergétique est au cœur de ce conflit. Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie a indiqué que la quasi-fermeture du détroit d'Hormuz a entraîné l'arrêt d'environ 13 millions de barils par jour, une situation sans précédent dans l'histoire. Il a averti que les actions hostiles ont endommagé plus de 80 installations énergétiques, et leur restauration pourrait prendre jusqu'à deux ans. Mais, curieusement, les prix du pétrole ne reflètent pas pleinement la gravité de cette crise — le WTI a finalement dépassé la barre des 100 dollars, puis a repris la majeure partie de ses gains intraday.

La réaction du marché est assez complexe. L'indice de peur a chuté de 12 % après une montée, tandis que les cryptomonnaies ont progressé à contre-courant — le Bitcoin a augmenté de plus de 5 % pour atteindre 77 700 dollars, l'Ethereum de plus de 8 % à 2 320 dollars. Le dollar a atteint un plus bas de 98,3, un niveau inédit depuis un mois et demi. Sur le marché des matières premières, l'aluminium de Londres a atteint un sommet de 4 ans, en hausse de 3,81 % à 3 645 dollars la tonne, en raison des perturbations dans l'exportation d'aluminium du Moyen-Orient. Le prix spot de l'or a, quant à lui, chuté de 2,41 %.

Les marchés américains ont tous progressé, le Dow Jones gagnant 0,63 %, le S&P 500 1,02 %, et le Nasdaq rebondissant de 1,23 %. Les actions technologiques ont mené la hausse, Oracle en hausse de plus de 12 %, Intel de plus de 4 %, Microsoft de plus de 3 %. Les sociétés minières de cryptomonnaies et les acteurs du matériel informatique ont également performé brillamment, HUT8 en hausse de plus de 5 %, Coinbase près de 4 %.

Les avis des institutions sont partagés. Le président de la Fed de Chicago, Goolsbee, pense que le prix à terme du pétrole indique que le marché considère la hausse des prix comme temporaire, tant que la consommation reste forte, la croissance économique étant également soutenue. Mais il a aussi souligné que si les prix du pétrole restent au-dessus de 90-100 dollars pendant plusieurs mois, l’effet de hausse pourrait se transmettre à d’autres secteurs, affectant potentiellement la confiance des consommateurs.

BlackRock a de son côté réaffirmé sa surpondération des actions américaines, estimant que l’impact du conflit au Moyen-Orient sur la croissance mondiale est maîtrisable. Ils ont identifié deux signaux positifs : la reprise du trafic dans le détroit d'Hormuz et des signes limitant l’impact de la guerre sur l’économie. BlackRock insiste sur l’importance cruciale d’un cessez-le-feu récent, soulignant que le seuil pour revenir à la guerre est élevé. Même en période de conflit, les prévisions de bénéfices des entreprises continuent de croître, notamment dans le secteur technologique.

Un autre chiffre à surveiller est le bilan de la Réserve fédérale. La Fed de New York a révélé que, l’année dernière, la perte non réalisée sur ses portefeuilles obligataires s’élevait à 844,2 milliards de dollars, en diminution par rapport à 1,06 trillion de dollars en 2024. Bien que principalement comptable, cela reflète la gestion de la Fed de ses actifs et passifs comme outil de marché.

Dans l’ensemble, dans cette crise au Moyen-Orient, la logique de réaction du marché est la suivante : l’impact sur l’offre est à court terme maîtrisable → la rentabilité des entreprises reste forte → les actifs risqués méritent d’être alloués. La hausse des cryptomonnaies dans ce contexte reflète en partie la confiance du marché dans la résilience de l’économie.
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