Pas seulement le blocus de Hormuz ! Les proches de Trump appellent à une « offensive d’une échelle plus grande », promettant de cibler la semaine prochaine des centrales électriques en Iran et des ponts

Trois personnes informées ont confié à Axios que, mardi, Trump a tenu une réunion dans le centre de commandement de la Maison-Blanche, afin de discuter d’une offensive contre l’Iran d’une ampleur bien supérieure à celles menées actuellement dans le détroit d’Hormuz. L’objectif serait de contraindre Téhéran à rouvrir le détroit et à faire des concessions sur la question nucléaire. Trump a lâché publiquement : « La semaine prochaine, ce sera au tour des centrales ; la semaine prochaine, ce sera au tour des ponts », suggérant que l’embrasement passerait des mers au territoire iranien. D’après le rapport d’Axios, compilé par selon les informations fournies par Dynqudongqu.

(Contexte : L’armée américaine bombarde l’Iran pour la quatrième nuit ! 7 heures de frappes intenses sur des dizaines d’objectifs, combats dans le détroit + lancement simultané du blocus)
(Complément de contexte : Une journée, trois navires frappés ! Les missiles iraniens attaquent le détroit d’Hormuz, ce qui pourrait étouffer une gorge pétrolière mondiale de 25 % et pousser l’armée américaine à intervenir)

Le brasier pourrait partir de la mer pour frapper le territoire iranien. Trois personnes informées ont confié à Axios que, mardi, Trump (heure locale) a tenu une réunion dans le centre de commandement de la Maison-Blanche, afin de discuter d’une vaste offensive contre l’Iran. Son périmètre devrait être plus étendu que les frappes actuellement menées autour du détroit d’Hormuz. Trump semblerait vouloir intensifier le conflit, en causant des dégâts suffisamment graves pour forcer le régime iranien à rouvrir le détroit et à accepter les conditions proposées par les États-Unis sur la question nucléaire.

De l’étau à la porte d’entrée

Les deux n’ont pas le même niveau d’escalade. Pour l’instant, les frappes des forces américaines autour du détroit d’Hormuz visent principalement à neutraliser la capacité des Gardiens de la révolution iraniens à attaquer les navires marchands, autrement dit à s’en prendre au « goulot d’étranglement » en mer. Cette fois, le centre de commandement étudie, en plus des opérations dans le détroit, des frappes dévastatrices visant des objectifs stratégiques à l’intérieur de l’Iran. Dans un cadre public, Trump l’a dit sans détour : « La semaine prochaine, ce sera au tour des centrales ; la semaine prochaine, ce sera au tour des ponts. Nous allons tout détruire : leurs centrales électriques, tous leurs ponts, sauf s’ils reviennent à la table des négociations. » Mettre le détroit sous blocus, c’est serrer le goulot ; exploser des centrales et des ponts, c’est entrer dans le salon : deux méthodes totalement différentes pour faire pression.

Viser les installations nucléaires souterraines « Pickaxe Mountain »

Un autre objectif « fondationnel » de cette offensive est le programme nucléaire iranien. Du côté américain, on affirme surveiller de près des mouvements suspects de l’Iran dans une installation profondément enfouie dans la terre appelée « Pickaxe Mountain ». Les États-Unis et Israël estiment que l’Iran veut utiliser cet endroit pour son programme nucléaire, et que la profondeur lui permettrait d’échapper à des frappes aériennes. Autrement dit, même si les frappes au sol sont déployées à fond, ces installations enterrées sous la masse rocheuse restent des os durs, difficiles à attaquer : c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles Trump veut faire monter la pression à plus grande échelle afin de ramener l’Iran à la table des négociations.

Le calendrier est également crucial. Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran a déjà volé en éclats. Ces derniers jours, l’armée américaine a relancé un blocus maritime des ports iraniens, tandis que les deux parties poursuivent les échanges de tirs dans le détroit d’Hormuz. Le détroit d’Hormuz transporte environ un cinquième à un quart du pétrole acheminé par mer dans le monde. Si les combats s’intensifient et gagnent encore une marche en direction du territoire iranien, le prix du pétrole et le sentiment de risque géopolitique auront tendance à réagir en premier, avant de se répercuter sur le marché : ce sera une nouvelle fois de la tarification préalable pour le marché des actifs risqués. Au vu de la phrase « la semaine prochaine, ce sera au tour des centrales », il semble que la trajectoire de la confrontation à venir ne sera pas le refroidissement ; nous continuerons à suivre l’évolution.

Questions fréquentes

En quoi l’offensive de Trump diffère-t-elle des frappes précédentes dans le détroit d’Hormuz ?

Les frappes précédentes étaient concentrées autour du détroit d’Hormuz, avec pour but de réduire la capacité des Gardiens de la révolution iraniens à attaquer les navires marchands. Cette fois, le centre de commandement examine une offensive plus vaste, visant des objectifs stratégiques à l’intérieur de l’Iran (comme des centrales électriques et des ponts) : le niveau de pression augmente manifestement.

Pourquoi la crise du détroit d’Hormuz impacte-t-elle la crypto et les marchés financiers ?

Le détroit d’Hormuz transporte environ un cinquième à un quart du pétrole acheminé par mer dans le monde. Lorsque les combats s’intensifient, le prix du pétrole et le sentiment géopolitique de refuge ont souvent tendance à réagir en premier, ce qui finit par peser sur les performances à court terme des actifs à risque comme le bitcoin.

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