Les États-Unis poussent un nouvel oléoduc entre l’Irak et la Syrie, pour contourner le détroit d’Hormuz et se libérer des pressions de l’Iran.

Les États-Unis poussent une nouvelle ligne d’exportation de pétrole en Irak via la Syrie, afin de contourner le détroit d’Hormuz par le port de Baniyas, et ainsi affaiblir directement les leviers énergétiques futurs de l’Iran. Trump a affirmé que cette semaine, il annoncera un accord pétrolier « de grande ampleur ».

(Contexte : Flash info » Trump annonce la reprise par l’armée américaine du « blocus de l’Iran » ! Frais de protection des cargaisons de 20 % imposés en transit par le détroit d’Hormuz ») (Complément de contexte : si l’on ne passe pas par le détroit d’Hormuz, le pétrole ne peut-il vraiment pas sortir ? Y a-t-il des solutions de remplacement ?)

Table des matières

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  • Barack réunit des entreprises comme Chevron, les ports syriens deviennent une nouvelle porte d’entrée
  • Le risque du détroit d’Hormuz n’est pas réglé, les pays producteurs du Moyen-Orient cherchent ensemble une issue
  • Traverser les zones où subsistent les vestiges de l’EI : la reconstruction des pipelines reste incertaine

Les États-Unis font la promotion d’un projet de nouveau pipeline d’exportation, visant à acheminer le brut irakien via la Syrie, afin de contourner le détroit d’Hormuz et de réduire directement le poids de l’Iran dans l’approvisionnement énergétique mondial.

Le 14, Trump a rencontré à la Maison-Blanche le Premier ministre irakien Chadi et a révélé qu’une annonce concernant un nouvel accord pétrolier « de grande ampleur » pourrait intervenir cette semaine ou la semaine prochaine.

Barack réunit des entreprises comme Chevron, les ports syriens deviennent une nouvelle porte d’entrée

L’envoyé des États-Unis en Syrie et en Irak, Thomas Barrack, a réuni des responsables des deux pays, ainsi que plusieurs entreprises, dont Chevron, pour discuter de la remise en service d’un oléoduc anciennement utilisé reliant l’Irak à la côte ouest syrienne, mais qui est à l’arrêt depuis longtemps. Des responsables du département d’État américain soutiennent ce projet et s’attendent à la participation d’entreprises américaines aux travaux connexes.

En cas de succès, ce pipeline acheminerait le brut des champs pétrolifères situés près de Kirkuk en Irak vers la côte ouest syrienne, aidant les pays producteurs du Moyen-Orient à réduire leur dépendance au détroit d’Hormuz. Le pipeline a été endommagé lors de l’invasion de l’Irak menée par les États-Unis, en 2003, et la plupart de ses tronçons ont cessé de fonctionner depuis.

Le port syrien de Baniyas (sur la côte méditerranéenne) dispose actuellement de la plus grande raffinerie du pays et est considéré comme une nouvelle porte d’entrée pour l’exportation du brut irakien.

Des sources indiquent que, ces dernières semaines, Chevron, TotalEnergies, la société d’investissement TI Capital (basée à Los Angeles) et la société qatarie UCC Holding ont participé à des discussions, évaluant le rôle de la Syrie comme pôle d’exportation d’énergie. Chevron a récemment signé avec l’Irak et la Syrie un mémorandum de coopération potentiel sur le pétrole, mais a refusé de dire si elle participerait à la reconstruction.

Le risque du détroit d’Hormuz n’est pas réglé, les pays producteurs du Moyen-Orient cherchent ensemble une issue

Ces derniers jours, la situation au Moyen-Orient s’est de nouveau intensifiée, rappelant au marché l’urgence de mettre en place des itinéraires alternatifs de transport à travers le détroit d’Hormuz.

Y compris l’Irak et le Koweït, ces pays étudient actuellement s’ils peuvent imiter les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, en utilisant des oléoducs construits il y a plusieurs années pour détourner une partie des exportations de pétrole brut, et ainsi réduire la dépendance au détroit d’Hormuz.

Avant la guerre, l’Irak était le deuxième plus grand pays producteur de pétrole de l’OPEP, mais, du fait que ses exportations de brut dépendaient fortement du détroit d’Hormuz, il a été contraint, pendant la guerre, de réduire sa production de brut d’environ 60 %, ce qui a mis une lourde pression sur les finances du gouvernement.

Traverser les zones où subsistent les vestiges de l’EI : la reconstruction des pipelines reste incertaine

D’un autre côté, construire un oléoduc en Syrie n’est pas sans obstacles. Le futur itinéraire potentiel devrait passer par la province irakienne d’Al-Anbar à l’ouest et la Syrie à l’est, où des combattants résiduels de l’État islamique (EI) sont encore actifs. La question de savoir si les entreprises voudront investir dépendra de la capacité du nouveau gouvernement syrien à stabiliser la situation après des années de guerre civile.

Même si Chevron a signé un mémorandum de coopération, face aux questions sur sa participation à la reconstruction, l’entreprise a choisi de ne pas répondre, ce qui reflète aussi la prudence des entreprises face aux risques locaux.

En avril de cette année, Trump a soutenu un outsider politique, Chadi, pour devenir Premier ministre irakien ; l’une des raisons était que le principal rival de Chadi, l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, entretenait des liens trop étroits avec l’Iran. La Maison-Blanche espère que Chadi pourra contenir les milices soutenues par l’Iran, et ouvrir davantage l’industrie pétrolière irakienne aux entreprises américaines.

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