L’IA n’est pas le coupable de l’inflation : la Réserve fédérale est l’ancre des anticipations du marché



Les dernières déclarations de Wosch sur le lien entre l’IA et l’inflation viennent bousculer les jugements simplistes du marché, du type « l’IA fait forcément grimper l’inflation » ou « l’IA entraîne forcément une déflation ». Il estime que l’IA n’est qu’un des facteurs importants qui influencent le fonctionnement de l’économie, tandis que ce qui détermine réellement l’évolution des prix, c’est la manière dont la Réserve fédérale gère les anticipations du marché et la liquidité.

Le déploiement à grande échelle de l’IA implique une amélioration continue de l’efficacité des entreprises : dans des secteurs comme la fabrication, la logistique, la finance ou la santé, il existe des opportunités de réduire les coûts et d’augmenter la capacité de production. Du point de vue de l’offre, cela est sans aucun doute favorable à la stabilité des prix. Cependant, si la politique monétaire reste durablement trop accommodante, que les coûts de financement des entreprises demeurent bas, et que les dépenses de consommation et les besoins d’investissement des ménages continuent de s’étendre, alors la demande nouvelle pourrait dépasser l’offre nouvelle ; dans ce cas, les prix pourraient continuer de monter.

Ce que le marché redoute en réalité, ce n’est pas l’IA, mais le décalage des politiques. Lorsque la technologie modifie rapidement la structure économique, si la banque centrale continue d’établir sa politique selon de vieux cycles, cela peut provoquer un mauvais ajustement des ressources, voire engendrer de nouvelles bulles d’actifs. Par conséquent, la Réserve fédérale devra à l’avenir non seulement suivre les indicateurs d’inflation classiques, mais aussi observer l’impact à long terme de l’IA sur le marché du travail, la croissance des salaires et les marges bénéficiaires des entreprises.

Pour les marchés mondiaux des capitaux, les propos de Wosch signifient aussi que l’importance des politiques macroéconomiques s’accroît encore davantage. À l’avenir, les valorisations des valeurs technologiques, les rendements obligataires et l’évolution du dollar pourraient tous s’articuler autour de l’équilibre entre les variations de productivité induites par l’IA et la politique de la Réserve fédérale.

On peut dire que l’IA est l’engin économique de la nouvelle ère, tandis que la Réserve fédérale est le conducteur qui contrôle la vitesse de l’ensemble. Tant que l’innovation technologique et la régulation des politiques resteront coordonnées, les retombées de l’IA pourront véritablement se traduire par une croissance économique de long terme, saine et durable. #沃什称AI是否引发通胀取决于美联储
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