La Corée du Sud étend le pilote de CBDC avec un test d'obligations tokenisées

  • L’initiative combine des obligations d’État tokenisées avec l’infrastructure de CBDC de gros de la Banque de Corée.
  • Le règlement sera testé à l’aide d’un modèle livraison-contre-paiement conçu pour réduire le risque de contrepartie et de règlement.
  • Le projet complète les réformes plus larges des actifs numériques en Corée du Sud prévues au cours de l’année à venir.
  • Les responsables considèrent la tokenisation comme un moyen de moderniser les marchés des capitaux plutôt que d’introduire une nouvelle forme de dette publique.

La Corée du Sud va piloter des obligations d’État tokenisées La Corée du Sud a approuvé des plans visant à piloter des obligations d’État tokenisées qui seront réglées via la monnaie numérique de banque centrale (CBDC) de gros de la Banque de Corée (BOK), marquant une nouvelle étape dans les efforts du pays pour moderniser l’infrastructure des marchés financiers. L’initiative a été dévoilée lors d’une réunion de cabinet du 14 juillet dans le cadre de la stratégie économique du gouvernement pour le second semestre 2026. Plutôt que de changer la manière dont la dette publique est émise, le pilote vise à améliorer la façon dont les titres sont émis, transférés et réglés en remplaçant des parties du processus post-négociation traditionnel par une infrastructure fondée sur la blockchain. La CBDC de gros alimentera le règlement Au cœur du projet se trouve la plateforme de CBDC de gros de la Banque de Corée. Le pilote utilisera la monnaie numérique de la banque centrale pour régler des transactions impliquant des obligations d’État tokenisées via un mécanisme de livraison-contre-paiement (DvP), permettant l’échange simultané de l’obligation et du paiement. Ce processus est destiné à réduire le risque de règlement en éliminant l’écart temporel qui peut exister entre le transfert des titres et l’achèvement du paiement. Les responsables s’attendent aussi à ce que l’infrastructure blockchain simplifie la tenue des registres, automatise les processus opérationnels et réduise la dépendance aux intermédiaires impliqués dans le règlement des titres. Une partie d’une mise à niveau plus large de l’infrastructure financière Le pilote d’obligations tokenisées s’inscrit dans une démarche plus vaste visant à moderniser les marchés financiers sud-coréens grâce à une infrastructure blockchain. Plusieurs initiatives avancent en parallèle :

  • Projet Hangang : la Banque de Corée poursuit les tests d’une plateforme de CBDC de gros conçue pour le règlement interbancaire et les transactions sur les marchés financiers.
  • Cadre de titres tokenisés : à partir du 4 février 2027, les titres numériques seront réglementés en vertu de la législation existante sur les marchés des capitaux et la loi sur les valeurs mobilières électroniques, créant un cadre juridique pour des titres basés sur la blockchain.
  • Loi fondamentale sur les actifs numériques : les législateurs préparent une législation qui établirait des règles pour les entreprises d’actifs numériques, la protection des investisseurs et les stablecoins adossés au won coréen.

Ensemble, ces réformes sont conçues pour garantir que les titres tokenisés, l’argent numérique et la réglementation de soutien se développent simultanément plutôt que par des initiatives de politique distinctes. La tokenisation s’étend au-delà des marchés crypto Contrairement à de nombreuses initiatives blockchain axées sur les cryptomonnaies, le dernier projet de la Corée du Sud se concentre sur des instruments financiers traditionnels. Des responsables gouvernementaux voient dans la tokenisation une occasion d’améliorer l’efficacité des marchés des capitaux existants en réduisant les délais de règlement, en diminuant les coûts opérationnels et en automatisant des processus tels que les paiements d’intérêts. Le gouverneur de la Banque de Corée, Hyun Song Shin, a déjà décrit la tokenisation comme l’une des opportunités à long terme les plus importantes pour l’infrastructure financière, en faisant valoir que la technologie de registre distribué pourrait améliorer la liquidité tout en réduisant la dépendance aux systèmes conventionnels de compensation et de règlement. Le gouvernement poursuit cette stratégie via des marchés financiers réglementés plutôt que par des réseaux publics de cryptomonnaies, reflétant un changement plus large vers des applications institutionnelles de la technologie blockchain. Plusieurs réformes avancent en parallèle Le gouvernement fait avancer plusieurs initiatives qui, ensemble, constituent la stratégie de finance numérique de la Corée du Sud. En plus du pilote d’obligations tokenisées, les décideurs préparent des règles pour les titres tokenisés, élaborent une législation couvrant les actifs numériques et les stablecoins, et poursuivent les tests de CBDC de gros via le projet Hangang. Pris collectivement, ces projets laissent penser que la Corée du Sud construit l’infrastructure juridique, technique et de règlement nécessaire pour soutenir des marchés financiers tokenisés, plutôt que de traiter chaque initiative comme une expérience blockchain distincte.

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