Le Pakistan vient de demander aux États-Unis une ligne d’échange de stabilisation des taux de change (exchange stabilization facility) d’une valeur de 10 milliards de dollars. Ce n’est pas un prêt quelconque : c’est un mécanisme adossé au Trésor américain (Treasury), approuvé depuis 2002 seulement pour deux pays.


Mais l’enjeu, c’est le contexte : ils ont failli faire défaut en 2023. Aujourd’hui encore, ils dépendent de reports (rollovers) avec la Chine et l’Arabie saoudite pour maintenir leurs réserves de change au-dessus de l’eau. Désormais, ils s’appuient sur leur rôle dans les négociations avec l’Iran pour obtenir un peu d’air pour la roupie (rupee).
La diplomatie n’est pas de la charité. C’est une transaction. Et cette transaction s’accompagne d’un prix très explicite.
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