À ce moment-là, j’ai enfin compris : quand on est dans une situation décisive, la seule personne sur qui on peut vraiment compter, c’est soi-même. Témoignage d’un garçon…



Il y a quelque temps, moi et mon ex- petite amie, on s’est disputé pour une petite histoire.
Quand elle s’est énervée, elle a bloqué mon numéro et aussi mon téléphone.

Le lendemain matin, je suis allé travailler comme d’habitude, en scooter électrique, jusqu’à la station de métro.
Sur la route, une voiture a soudainement changé de voie. Je n’ai pas eu le temps d’esquiver : je suis tombé, avec le scooter, dans un fossé d’évacuation au bord de la route, plus d’un mètre de profondeur.
Quand je suis repris mes esprits, la voiture était déjà partie.

Heureusement, je portais un casque : mon visage n’a eu que des éraflures. Mais j’ai sérieusement blessé mes jambes et mes mains. Mon pantalon était taché de sang ; je n’arrivais même pas à me tenir debout un moment.

J’ai eu le réflexe de l’appeler.
Mais en prenant mon téléphone, je me suis rendu compte que numéro et téléphone étaient toujours dans sa liste noire.

À cet instant, j’ai vraiment ressenti une impuissance totale.
Je n’ai eu que le choix d’envoyer un message à un collègue pour m’excuser et prendre congé. Je suis resté longtemps seul au bord de la route, le temps de me remettre ; puis j’ai réussi, tant bien que mal, à sortir le scooter.
Heureusement, la moto pouvait encore rouler : je suis allé à l’hôpital pour faire soigner mes blessures.

Par la suite, elle a appris que j’étais blessé.
Le lendemain, elle est même venue exprès attendre à la station de métro.

Mais après nous être revus, elle n’a pas dit un mot de réconfort. Elle s’est contentée de demander :
« Pourquoi tu n’es pas rentré chez toi d’abord ? »

Plus tard, elle m’a dit qu’en fait elle voulait s’excuser, mais qu’elle n’arrivait pas à avaler sa fierté.

Je ne sais pas pourquoi, mais à ce moment-là, je n’avais déjà plus l’envie qu’avant de vouloir la ménager, de vouloir m’expliquer.

Plus tard, on a quand même continué à vivre ensemble un moment.
Jusqu’au jour où le quartier où on habitait a été démoli : elle a alors proposé qu’on se sépare.

Elle devait penser que je la supplierais encore comme avant pour qu’elle reste.

Mais cette fois-ci, je lui ai répondu calmement :
« D’accord. On déménage. Autant considérer qu’on est séparés. »

Et à partir de là, c’était vraiment fini.

Peut-être que ce n’est pas forcément un gros événement qui met fin à une relation.
C’est plutôt le moment où, quand tu as besoin de quelqu’un, tu réalises que tu ne peux absolument pas le joindre.
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