Source : Coindoo
Titre Original : WEF : Conflits commerciaux, IA et risques climatiques redéfinissent les perspectives économiques mondiales
Lien Original :
Les tensions économiques mondiales et les rivalités de pouvoir éclipseront désormais presque toutes les autres menaces pesant sur le monde, selon la dernière évaluation des risques mondiaux du Forum Économique Mondial.
Les résultats suggèrent que les années à venir seront moins marquées par une seule crise que par un état de pression constante, alors que les gouvernements, les entreprises et les sociétés peinent à naviguer à travers des chocs qui se chevauchent.
Principaux enseignements
Les conflits économiques et commerciaux entre grandes puissances sont désormais le plus grand risque mondial, exerçant une pression sur la croissance et la coopération internationale.
Le monde fait face à plusieurs crises simultanément, allant de la désinformation et la division sociale à l’évolution rapide de la technologie.
L’intelligence artificielle est rapidement devenue une préoccupation majeure à long terme en raison des pertes d’emplois et de l’accroissement des inégalités.
Les phénomènes météorologiques extrêmes restent la menace la plus grave à long terme, avec des pertes dues aux catastrophes qui restent exceptionnellement élevées.
Le rapport dresse un tableau d’un avenir prudent à court terme. Une part importante des dirigeants mondiaux s’attend à ce que l’instabilité s’intensifie au cours des deux prochaines années, peu nombreux étant ceux qui croient que l’environnement international restera calme. Au lieu de la confiance, l’état d’esprit dominant est celui de la préparation à la perturbation.
La rivalité économique remplace le conflit traditionnel
En tête de la liste des risques figure ce que le rapport décrit comme la confrontation géo-économique. Plutôt que de recourir à la force militaire, les pays utilisent de plus en plus des outils économiques pour prendre l’avantage. Tarifs douaniers, restrictions commerciales, barrières réglementaires et limites aux flux de capitaux deviennent des tactiques standard, remodelant le commerce mondial et affaiblissant la coopération transfrontalière.
Selon Saadia Zahidi, responsable senior du Forum Économique Mondial, des niveaux d’endettement élevés, des marchés fragiles et des préoccupations inflationnistes amplifient le danger. Ensemble, ces pressions augmentent le risque de récessions et d’instabilités financières à un moment où les gouvernements disposent de moins de marge de manœuvre pour réagir.
Un monde de crises qui se chevauchent
L’étude a été élaborée en collaboration avec Marsh, le plus grand courtier en assurance au monde. Son directeur général, John Doyle, a décrit l’environnement actuel non pas comme une seule urgence, mais comme une collection de crises qui se déroulent simultanément. Les différends commerciaux, la polarisation politique, l’évolution rapide de la technologie et les catastrophes liées au climat entrent en collision, rendant la gestion des risques beaucoup plus complexe pour les entreprises.
La désinformation se classe juste derrière la confrontation économique comme danger immédiat, suivie par l’approfondissement des divisions sociales. À plus long terme, l’inégalité apparaît comme la force centrale reliant bon nombre de ces risques, intensifiant les tensions et limitant la capacité des sociétés à répondre collectivement lorsque des chocs surviennent.
L’intelligence artificielle grimpe dans le classement des risques
L’une des préoccupations qui montent le plus rapidement dans le rapport est l’intelligence artificielle. En seulement un an, les craintes liées aux disruptions causées par l’IA ont bondi du marginal au sommet des classements des risques à long terme. La perte d’emplois ressort comme un enjeu majeur, l’automatisation risquant d’élargir les écarts de revenus, de nourrir la colère publique et de freiner la consommation — même si la productivité augmente.
Le rapport souligne également l’accélération du rythme du changement technologique, alors que les avancées en apprentissage automatique convergent avec des percées en informatique quantique. Cette combinaison, avertit-il, pourrait dépasser la supervision humaine si les cadres de gouvernance ne suivent pas le rythme.
Les pertes liées au climat continuent d’augmenter
Malgré le changement de priorités, les phénomènes météorologiques extrêmes restent la menace la plus grave à long terme. Les assureurs devraient faire face à plus de $100 milliards de pertes liées aux catastrophes en 2025, poursuivant une tendance qui dure depuis plusieurs années. Les événements tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les incendies de forêt devraient devenir plus intenses et plus fréquents.
Doyle a souligné que la tarification des assurances et les normes de construction doivent mieux refléter les risques réels, en affirmant que des capitaux sont disponibles si les marchés s’adaptent aux conditions changeantes et si les leçons tirées des catastrophes passées sont appliquées.
La coopération comme seule voie viable
Fait intéressant, les préoccupations environnementales traditionnelles comme la pollution et la perte de biodiversité ont reculé dans le classement, reflétant l’évolution des inquiétudes des dirigeants face au stress économique et géopolitique.
Le rapport appelle finalement à une collaboration renforcée entre les pays et les secteurs. Les gouvernements, les entreprises, les chercheurs et les citoyens sont invités à former des partenariats flexibles pour relever les défis communs. Dans un monde défini par une tension constante plutôt que par des chocs isolés, l’étude suggère que la résilience dépendra moins de la prévision et plus de la coopération.
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WEF : Conflits commerciaux, IA et risques climatiques redéfinissent les perspectives économiques mondiales
Source : Coindoo Titre Original : WEF : Conflits commerciaux, IA et risques climatiques redéfinissent les perspectives économiques mondiales Lien Original :
Les tensions économiques mondiales et les rivalités de pouvoir éclipseront désormais presque toutes les autres menaces pesant sur le monde, selon la dernière évaluation des risques mondiaux du Forum Économique Mondial.
Les résultats suggèrent que les années à venir seront moins marquées par une seule crise que par un état de pression constante, alors que les gouvernements, les entreprises et les sociétés peinent à naviguer à travers des chocs qui se chevauchent.
Principaux enseignements
Le rapport dresse un tableau d’un avenir prudent à court terme. Une part importante des dirigeants mondiaux s’attend à ce que l’instabilité s’intensifie au cours des deux prochaines années, peu nombreux étant ceux qui croient que l’environnement international restera calme. Au lieu de la confiance, l’état d’esprit dominant est celui de la préparation à la perturbation.
La rivalité économique remplace le conflit traditionnel
En tête de la liste des risques figure ce que le rapport décrit comme la confrontation géo-économique. Plutôt que de recourir à la force militaire, les pays utilisent de plus en plus des outils économiques pour prendre l’avantage. Tarifs douaniers, restrictions commerciales, barrières réglementaires et limites aux flux de capitaux deviennent des tactiques standard, remodelant le commerce mondial et affaiblissant la coopération transfrontalière.
Selon Saadia Zahidi, responsable senior du Forum Économique Mondial, des niveaux d’endettement élevés, des marchés fragiles et des préoccupations inflationnistes amplifient le danger. Ensemble, ces pressions augmentent le risque de récessions et d’instabilités financières à un moment où les gouvernements disposent de moins de marge de manœuvre pour réagir.
Un monde de crises qui se chevauchent
L’étude a été élaborée en collaboration avec Marsh, le plus grand courtier en assurance au monde. Son directeur général, John Doyle, a décrit l’environnement actuel non pas comme une seule urgence, mais comme une collection de crises qui se déroulent simultanément. Les différends commerciaux, la polarisation politique, l’évolution rapide de la technologie et les catastrophes liées au climat entrent en collision, rendant la gestion des risques beaucoup plus complexe pour les entreprises.
La désinformation se classe juste derrière la confrontation économique comme danger immédiat, suivie par l’approfondissement des divisions sociales. À plus long terme, l’inégalité apparaît comme la force centrale reliant bon nombre de ces risques, intensifiant les tensions et limitant la capacité des sociétés à répondre collectivement lorsque des chocs surviennent.
L’intelligence artificielle grimpe dans le classement des risques
L’une des préoccupations qui montent le plus rapidement dans le rapport est l’intelligence artificielle. En seulement un an, les craintes liées aux disruptions causées par l’IA ont bondi du marginal au sommet des classements des risques à long terme. La perte d’emplois ressort comme un enjeu majeur, l’automatisation risquant d’élargir les écarts de revenus, de nourrir la colère publique et de freiner la consommation — même si la productivité augmente.
Le rapport souligne également l’accélération du rythme du changement technologique, alors que les avancées en apprentissage automatique convergent avec des percées en informatique quantique. Cette combinaison, avertit-il, pourrait dépasser la supervision humaine si les cadres de gouvernance ne suivent pas le rythme.
Les pertes liées au climat continuent d’augmenter
Malgré le changement de priorités, les phénomènes météorologiques extrêmes restent la menace la plus grave à long terme. Les assureurs devraient faire face à plus de $100 milliards de pertes liées aux catastrophes en 2025, poursuivant une tendance qui dure depuis plusieurs années. Les événements tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les incendies de forêt devraient devenir plus intenses et plus fréquents.
Doyle a souligné que la tarification des assurances et les normes de construction doivent mieux refléter les risques réels, en affirmant que des capitaux sont disponibles si les marchés s’adaptent aux conditions changeantes et si les leçons tirées des catastrophes passées sont appliquées.
La coopération comme seule voie viable
Fait intéressant, les préoccupations environnementales traditionnelles comme la pollution et la perte de biodiversité ont reculé dans le classement, reflétant l’évolution des inquiétudes des dirigeants face au stress économique et géopolitique.
Le rapport appelle finalement à une collaboration renforcée entre les pays et les secteurs. Les gouvernements, les entreprises, les chercheurs et les citoyens sont invités à former des partenariats flexibles pour relever les défis communs. Dans un monde défini par une tension constante plutôt que par des chocs isolés, l’étude suggère que la résilience dépendra moins de la prévision et plus de la coopération.